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  1. Cette année, le mois de mars est un peu plus fourni que l'année précédente. Des éditeurs comme Soleil et Réflexions refont un peu parler d'eux, mais ce sont bel et bien Panini et Urban qui se tirent la bourre, y compris sur les séries indés. Relativement peu de déchêts au final, les sorties du mois étant assez homogènes. Mais du coup, ça veut dire aussi qu'il n'y a pas de chef d'oeuvre qui se démarque particulièrement. Le comics du mois est une bonne trouvaille, mais pas non plus une révolution.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de mars)
    SOUTHERN BASTARDS (tome 1, éditions Urban)
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    scénario : Jason AARON (Scalped, Wolverine)
    dessin : Jason LATOUR (the Expatriate, Django Unchained)
    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Southern Bastards 1 à 4)

    Earl Tubb est de retour à Craw County, la petite ville d'Alabama qu'il avait quittée à la mort de son père, l'ancien shérif du bled, qui ne lésinait pas sur la violence. Son séjour ne se passe pas comme prévu, la faute à l'équipe de football locale qui sème la terreur et va même aller jusqu'à tuer une vieille connaissance d'Earl. C'est à partir de là que le vieil homme va s'employer à calmer certaines ardeurs, à grands coups de batte de base-ball !
    Jason Aaron est le co-créateur de la série Vertigo fort renommée Scalped, et il a longtemps pris en main la destinée de Wolverine pour la maison d'en face. Il dépeint ici, pour sa seule série en creator-owned à ce jour, une Amérique profonde sans doute un peu cliché, mais riche en personnages charismatiques qu'il met en scène à travers une histoire de justice qui reprend les codes des westerns spaghetti.
    Le mélange des genres fonctionne bien, et Jason Latour le met brillamment en images. On connait assez peu cet artiste en France, et à vrai dire pas beaucoup plus aux Etats-Unis, mais il a tout de même travaillé sur l'adaptation comics de Django Unchained. Le sud des Etats-Unis, ça le connait donc un peu ! Tout en puissance, son trait clair rappelle tout à la fois Frank Quitely pour les proportions parfois excessives de ses personnages, et Nate Powell pour la lisibilité de ses cases.
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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
    TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES : les NOUVELLES AVENTURES (tome 2, éditions Soleil)
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    scénario : Eric BURNHAM (Ghostbusters) et Kenny BYERLY (Teenage Mutant Ninja Turtles Animated)
    dessin : Dario BRIZUELA (Dioramas, Hulk)
    édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Teenage Mutant Ninja Turtles : New Animated Adventures 1 et 4)

    Aidé par la jeune April O'Neil dont il est secrètement amoureux, Donatello infiltre une décharge à la recherche de composants pour sa dernière invention. Ce qu'il ignore, c'est qu'il s'agit d'une couverture pour une base militaire top secrète. Dans l'autre histoire de l'album, les Tortues Ninjas font face au Foot Clan. Dérivée de la nouvelle série d'animation sur les Tortues initiée par la chaîne Nickelodeon, ces aventures dessinées ont bonne mine, quand bien même elles se destinent avant tout aux plus jeunes. Fraîche, dynamique et amusante, une série sympa pour les enfants.
    (3/5)

    MARA (éditions Panini)
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    scénario : Brian WOOD (Local, Star Wars)
    dessin : Ming DOYLE (the Kitchen, Jennifer's Body)
    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Mara 1 à 6)

    Dans un futur où le sport de haut niveau est devenu gage d'une célébrité sans commune mesure, Mara Prince est au sommet de sa gloire. Tout bascule le jour où le monde découvre ses incroyables capacités. Les médias l'accusent de tricherie, le peuple la rejette et l'armée veut en faire une arme. Sous couvert d'une histoire de super-héros dans l'ensemble assez banale, Brian Wood s'interroge sur le devenir de l'humanité en poussant les travers du système capitaliste à son paroxysme. Une dystopie que contraste le graphisme tout en douceur de Ming Doyle.
    (3,5/5)

    RAZOR (tome 3, éditions Réflexions)
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    scénario : Everette HARTSOE (Poizon), Shannon Morgan KIRBY (Alexa Lynn)
    dessin : Eric JOHNS (Skynn & Bones), Jude MILLIEN (Jazz) , Richard POLLARD (Pandora)
    édité chez LONDON NIGHT STUDIOS aux USA (contient Razor 12, Razor Annual* 2 et Razor : Uncut 13 à 15)

    Roman von Drake est mort, mais la violence est de plus en plus palpable dans les rues de Queen City. Heureusement, la ville peut compter sur la justicière Razor. Grâce à des méthodes peu recommandables, elle parvient à arrêter les pires des malfrats, comme ce prêtre tueur d'enfants. Renommée Razor : Uncut à compter du treizième numéro, la série régulière consacrée à la justicière bénéficie désormais d'histoires plus construites. Everette Hartsoe délègue de plus en plus, y compris au dessin où cela permet de profiter des dessins plus agréables de Richard Pollard notamment.
    (3/5)

    AMERICA'S GOT POWERS (tome 1, éditions Panini)
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    scénario : Bryan HITCH (Authority) et Jonathan ROSS (Turf)
    dessin : Bryan HITCH (Age of Ultron, Captain America : Reborn)
    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient America's Got Powers 1 à 3)

    Il y a dix-sept ans, un cristal géant s'est écrasé en plein coeur de San Francisco. Toutes les femmes enceintes de la ville ont alors donné naissance à des enfants dotés de super-pouvoirs. Aujourd'hui, la Power Generation, comme on la surnomme, est la star d'un nouveau type de télé-réalité. Mais tous les enfants ne sont pas logés à la même enseigne. Pourtant né lors de l'arrivée du cristal, Tommy Watts ne semble détenir aucun pouvoir... Si la thématique de cette mini-série et certaines de ses composantes sont très proches de celles de Rising Stars, l'angle d'attaque choisi par Jonathan Ross la rend intéressante. Au dessin, Bryan Hitch se fait plaisir et se permet même quelques parodies truculentes, en faisant intervenir Sarah Pallin ou David Tennant par exemple.
    (3,5/5)

    RASL (tome 3, éditions Delcourt)
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    scénario et dessin : Jeff SMITH (Bone, Tuki)
    édité chez CARTOON BOOKS aux USA (contient RASL 11 à 15)

    Après avoir assisté à la catastrophe de la ville de Sells, RASL est plus déterminé que jamais à détruire sa création. Mais il lui faudra franchir bien des obstacles avant d'en arriver là, et même si son plan fonctionne, qui dit que l'expérience ne peut être recréée plus tard ? Si le doute était encore permis, Jeff Smith fait une fois de plus montre de son inaltérable talent de conteur, en concluant avec brio son thriller de science-fiction. On pourra éventuellement lui reprocher une petite baisse de forme au dessin, malgré tout.
    (3,5/5)

    * ANNUAL : numéro spécial, plus épais que d'ordinaire et généralement sans lien avec la trame habituelle, qui parait une fois par an

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
    RAI tome 1, paru chez Valiant aux USA et chez Panini en France
    le SCULPTEUR (Sculptor), paru chez First Second aux USA et chez Rue de Sèvres en France


  2. Février est certes le mois le plus court de l'année, mais en terme de comics indés, celui de 2015 a été plutôt bien fourni. S'il s'agit dans la plupart des cas de suites, on notera tout de même l'arrivée d'un nouveau micro-éditeur, Graph Zeppelin, le retour de Ted Naifeh chez Akiléos pour une nouvelle saga, et la volonté d'Urban Comics de développer son catalogue en dehors de DC Comics, avec en signe de cette bonne idée l'arrivée d'une nouvelle série de S-F qu'elle est bonne.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de février)

    BLACK SCIENCE (tome 1, éditions Urban)

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    scénario : Rick REMENDER (Fear Agent, Uncanny Avengers)

    dessin : Matteo SCALERA (Starborn, Dead Body Road)

    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Black Science 1 à 6)

    Scientifique anarchiste mais fort doué, Grant McKay a inventé le moyen de se déplacer entre les dimensions : le pilier. Suite à une accident, lui, son équipe et ses enfants se voient embarqués pour un voyage à travers des mondes aussi surprenants que dangereux. Le problème, c'est que le pilier a été saboté et qu'il ne peut plus être contrôlé. Il effectue donc des bonds variables entre les univers, et met l'équipe de dimensionautes à chaque fois en grand danger.

    Les héros de Rick Remender sont un peu tous les mêmes. Des losers a qui tout aurait pu sourire mais qui ont fait les mauvais choix. Ainsi en était-il de Heath Huston dans la fabuleuse série Fear Agent (cherchez-la en occaz' si vous ne l'avez pas encore lue) comme de Marvel Boy dans Uncanny Avengers. On ne sera donc pas surpris de trouver ce genre d'archétypes chez Grant McKay. Mais on ne peut enlever à l'auteur son imagination lorsqu'il s'agit de mettre ses personnages dans des situations inconfortables, ni son amour pour une certaine forme de science-fiction hard-boiled, un peu sâle, inspirée des pulp's.

    Le soin du détail de Matteo Scalera est aussi à apprécier lorsqu'il s'agit de mettre en images ces mondes incroyables. Depuis le Starborn paru chez Boom ! et partiellement traduit en français chez EP Editions, l'artiste avait fait ses valises pour Marvel, où on avait pu le voir sur Hulk ou Deadpool. Pour l'un de ses travaux indés les plus récents, il fait ici montre d'un sens de la mise en scène et d'une richesse du trait qu'on ne lui connaissait que peu.

    (4,5/5)

    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE

    The SIXTH GUN (tome 3, éditions Urban)

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    scénario : Cullen BUNN (Deadpool Kills Deadpool, the Damned)

    dessin : Tyler CROOK (B.P.R.D.) & Brian HURTT (Queen & Country)

    édité chez ONI PRESS aux USA (contient the Sixth Gun 12 à 17)

    Becky Montcrief et Drake Sinclair sont désormais sous la protection de l'Epée d'Abraham, mais demeurent traqués sans relâche par les monstres que leur envoie Missy Hume. Parallèlement, Gord Cantrell fouille son passé à la recherche d'un moyen de détruire les pistolets. C'est un faux rythme qui s'installe durant cette arche narrative peu marquée par l'action, mais qui ne lésine pas sur les révélations. Cullen Bunn développe petit à petit son univers, et Brian Hurtt fait montre d'une richesse graphique assez impressionnante.

    (4,5/5)

    CLONE (tome 3, éditions Delcourt)

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    scénario : Aaron GINSBURG, Wade McINTYRE et David SCHULNER

    dessin : Juan Jose RYP (No Hero, Lady Death)

    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Clone 11 à 15)

    Les clones sont devenus un danger public et ils sont désormais traqués aussi bien par les hommes du vice-président Davis que par les milices de la Coalition de la Dignité Humaine. Mais ils vont pouvoir compter sur une aide inespérée de la part... de leurs soeurs ? Le trio de scénaristes développe un peu plus l'univers de la série et y intègre de nouveaux personnages, avant une fin de chapitre apocalyptique. Juan Jose Ryp brille aussi bien sur les scènes d'action, nombreuses, que sur les moments plus intimistes.

    (4/5)

    CROSSED (Si Tu Voyais Ca tome 3, éditions Panini)

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    scénario : Simon SPURRIER (Six-Gun Gorilla, X-Force)

    dessin : Fernando MELEK (Creature Cops, Grimm Fairy Tales)

    édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Crossed : Wish You Were Here TPB* 3)

    La petite vie plus ou moins paisible des habitants de l'île de Cava va se retrouver bousculée le jour où débarquent une flotte de navires de croisière américains. Qui plus est, Shaky apprend que sa maîtresse est tombée enceinte. Il va alors tout faire, à sa manière mesquine et sournoise, pour que ces deux évènements tournent en sa faveur. Il est de plus en plus difficile de détester l'anti-héros de Simon Spurrier, dont on découvre petit à petit le passé. L'auteur parvient à jouer avec un format pourtant peu propice aux digressions, et il est accompagné par un Fernando Melek pas formidable mais qui fait un travail correct.

    (3/5)

    NANCY in HELL, VOYAGE en ENFER (éditions Graph Zeppelin)

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    scénario : El TORRES (CVO, Rogues !)

    dessin : Juan Jose RYP (Black Summer, Wolfskin) et Antonio VASQUEZ

    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Nancy in Hell 1 à 4)

    Coincée en enfer depuis son assassinat barbare, Nancy Simmons tente par tous les moyens d'échapper aux démons et aux âmes torturées qui la traquent sans relâche. Elle va trouver en Lucifer une aide inattendue, l'ange déchu cherchant lui aussi à s'enfuir. El Torres exprime sa propre idée de l'Enfer de Dante : un parcours du combattant où se mêlent gore et érotisme malsain, qui trouvent en Juan Jose Ryp un écho tout naturel. Malheureusement, la deuxième moitié de la mini-série change de dessinateur, et le résultat est moins agréable.

    (3,5/5)

    PRINCESSE UGG (tome 1, éditions Akiléos)

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    scénario et dessin : Ted NAIFEH (Polly and the Pirates, Courtney Crumrin)

    édité chez ONI PRESS aux USA (contient Princess Ugg 1 à 4)

    Princesse du royaume barbare de Grimmeria, Ülga n'est pas vraiment un modèle d'éducation. Robuste guerrière qui ne cède jamais devant l'ennemi, elle va se confronter à la civilisation en intégrant la prestigieuse école des princesses, où elle n'est guère la bienvenue. Si Ülga partage nombre de traits de caractère de ses prédécesseures, qu'il s'agisse de Polly ou Courtney, son créateur s'intéresse néanmoins à un nouvel univers des plus séduisants, avec un petit côté Disney (Rebelle notamment) plutôt sympa. Ted Naifeh s'essaie en outre à la colorisation imitation lavis, plutôt séduisante.

    (4/5)

    EX MACHINA (tome 3, éditions Urban)

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    scénario : Brian VAUGHAN (Y the Last Man, Saga)

    dessin : Tony HARRIS (Obergeist) et John Paul LEON (Earth X)

    édité chez SIGNATURE SERIES, un label de WILDSTORM PRODUCTION, aux USA (contient EX Machina 21 à 29 et Ex Machina Special 3)

    Le premier véritable super-héros s'est reconverti en maire de New York. Anciennement connu sous le pseudonyme de l'Illustre Machine, Mitchell Hundred a dû faire son coming-out, ce qui ne plait pas à tout le monde dans la sphère politique. Dans ce troisième volume de la réédition de la série, il doit gérer un serial-cambrioleur d'une rare violence, puis il va se confronter à quelque chose de beaucoup moins terre à terre... A travers cette série politico-super-héroïque, Brian Vaughan s'attaque à de nombreuses thématiques sociétales, parfois avec panache, et parfois sans trop d'allant. Au dessin, Tony Harris est très raide, et cela rend les phases de dialogues, nombreuses, assez laborieuses. Mais ce tome 3, qui regroupe les arches narratives Smoke, Smoke et Power Down, constitue peut-être le meilleur d'une saga pas franchement enthousiasmante de manière globale.

    (3,5/5)

    REVIVAL (tome 4, éditions Delcourt)

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    scénario : Tim SEELEY (Hack / Slash, Batman Eternal)

    dessin : Mike NORTON (the Sixth Gun : Days of the Dead, Battlepug)

    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Revival 18 à 23 et la première partie du crossover* Revival / Chew)

    Intervenant en tant que consultante auprès du F.B.I., Dana Cypress se rend à New York, où un revitalisé aurait été repéré. Pendant ce temps, son fils se sent incompris et décide de fuguer, rendant son grand-père fou d'inquiétude et prêt à tout pour le retrouver. Tim Seeley développe son intrigue hors du cadre traditionnel de la série, mais fait évoluer son casting malgré tout. Si cette arche narrative est pauvre en révélations, elle est menée tambour battant, une cadence retranscrite par les dessins vifs et les cadrages nerveux de Mike Norton.

    (3,5/5)

    SCOTT PILGRIM (tome 3 couleur, éditions Milady)

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    scénario et dessin : Bryan Lee O'MALLEY (Seconds, Lost at Sea)

    édité chez ONI PRESS aux USA (contient Scott Pilgrim 3)

    Pour conquérir le coeur de Ramona, Scott doit vaincre ses sept ex maléfiques. Il en a déjà battu deux, mais le troisième s'annonce retors. Todd Ingram sort en effet avec... l'ex de Scott, Envy Adams, qui se trouve être aussi leader du groupe de rock Clash at Demonhead. Envy demande à Scott de faire la première partie de son concert... Entre tranches de vie barrées et situations rocambolesques, Bryan O'Malley parvient sans cesse à rebondir et à faire évoluer son histoire. Scott Pilgrim, c'est du lourd, et plus les tomes passent, plus il devient difficile de s'en détacher.

    (4,5/5)

    SEULE pour TOUJOURS (éditions Ca et Là)

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    scénario et dessin : Liz PRINCE (Will You Still Love Me If I Wet the Bed ?, Delayed Replays)

    édité chez TOP SHELF aux USA (contient Alone Forever OS*)

    De rencontres pathétiques en déceptions sentimentales, Liz Prince passe finalement plus de temps avec ses chats qu'aux bras d'une hypothétique âme soeur. Se montre-t-elle trop difficile à satisfaire, ou manque-t-elle d'atouts pour conquérir les hommes ? Cette fois-ci, Liz Prince s'intéresse aux affaires de coeur, et en la matière, non seulement a-t-elle de nombreux sujets à évoquer, mais en plus, elle les présente de manière plutôt amusante, une fois n'est pas coutume. A noter, un joli hommage à Charles Schulz en cours d'ouvrage.

    (3,5/5)

    * CROSSOVER : rencontre entre deux personnages ou séries, d'un même éditeur (crossover en interne) ou de deux éditeurs différents (crossover en externe)

    * OS : one-shot, ouvrage d'un seul tenant, par opposition à une série ou mini-série

    * TPB : trade paperback, recueil de fascicules ou d'épisodes numériques

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)

    DEATH SENTENCE, paru chez Titan Books en Angleterre et chez Delcourt en France

    UNE TETE BIEN VIDE (Bumperhead), paru chez Drawn & Quaterly aux USA et chez Atrabile en France


  3. Ils se font roublards les bots maintenant.

    L'autre jour j'en ai eu un qui a posté un message sain dans un topic déjà ouvert et sans ajouter de signature pourrie, pour revenir par la suite éditer son message et y coller un lien !

    Et là, je viens d'en zapper un qui écrivait en français à peu près correct et avec des mots d'argot qui l'auraient presque fait passer pour un Kévin.

    Heureusement, quand ils remplissent le champ "Je joue à " avec des trucs genre "viagra pas cher", je les repère encore.


  4. Si "dans la vraie vie", l'année 2015 commence sur des bases un peu à chier, dans le microcosme des comics, la vie est plutôt belle. Difficile de relativiser après ce qui s'est passé il y a à peine un mois, mais force est de constater que le massacre perpétré le 7 janvier n'a en rien empêché les gens de continuer à vivre, de partager et de profiter de leurs passions respectives. Pas terrible comme intro, le coeur n'y est pas vraiment il faut avouer, mais tout ça pour dire que je continue à faire du prosélytisme pour ma passion à moi, les comics indés. Et comme les éditeurs ne sont pas non plus arrêtés, il y a matière à discuter ce mois-ci.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de janvier)

    le MAITRE VOLEUR (tome 3, éditions Delcourt)

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    scénario : James ASMUS (the Delinquents), Andy DIGGLE (the Losers) et Robert KIRKMAN (the Walking Dead)

    dessin : Shawn Martinbrough (Angel Town, the Creeper)

    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Thief of Thieves 14 à 19)

    Redmond est un maître voleur qui voudrait bien se ranger des voitures, mais dont les projets sont sans cesse contrecarrés. Ainsi, dans le premier volume de la série, il consentait à un dernier job mais se retrouvait traqué par le FBI. Ensuite, c'est pour sauver son fils - qui souhaite devenir meilleur que son père mais qui en est encore bien loin - qu'il s'impliquait dans les affaires d'un redoutable cartel. Bref, Redmond, c'est un peu Danny Ocean en version chat noir.

    Pour sauver son fils désormais détenu par le cartel de Lola, il est cette fois-ci contraint d'effectuer un nouveau job, le plus risqué de tous : voler des oeuvres d'art détenues par la mafia vénitienne, au nez et à la barbe de la police locale. Un pari qu'il n'a jamais osé tenir... Il va tout de même tenter sa chance en réunissant son ancienne équipe, et en appatant la nana du FBI qui lui en veut personnellement. Un bon gros merdier dont il est le seul à détenir la clé... ou pas.

    Lancée par Robert Kirkman et Nick Spencer, deux auteurs particulièrement en vue chez Image Comics depuis quelques temps, la série promettait dans les grandes lignes une version papier des Ocean's de Soderbergh. Et puis lors de sa deuxième arche narrative, lors de laquelle James Asmus prenait le relais de Spencer, Thief of Thieves s'est quelque peu perdue, préférant verser dans le polar noir plutôt que dans le récit de braquage. Sous la houlette d'un Asmus désormais épaulé par Andy Diggle, elle repart sur un bon pied, délaissant l'aspect glauque de l'arc précédent et revenant à la brillance de celui d'avant. Au dessin, Shawn Martinbrough est toujours aussi efficace.

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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE

    SPAWN, la SAGA INFERNALE (tome 7, éditions Delcourt)

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    scénario : Todd McFARLANE (Spider-Man, the Incredible Hulk)

    dessin : Szymon KUDRANSKI (Penguin : Pain and Prejudice, Repulse)

    édité chez TODD McFARLANE PUBLISHING, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Spawn 237 à 242)

    Tandis que Cogliostro tente d'expliquer la vérité à Jim Downing sur ses pouvoirs et son destin, chacun complote pour obtenir les faveurs du messie : Bludd veut annihiler Dieu et s'allie les services de son pire ennemi, tandis que le Violator suit son propre agenda... A l'approche du numéro 250, on sent une montée en puissance graduelle et, si Todd McFarlane se réserve encore quelques énigmes à distiller, il fait revenir un grand nombre de personnages sur le devant de la scène. Szymon Kudranski est toujours aussi plaisant, mais de plus en plus lent.

    (3,5/5)

    NEMO : les ROSES de BERLIN (éditions Panini)

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    scénario : Alan MOORE (From Hell, Swamp Thing)

    dessin : Kevin O'NEILL (2000 A.D., the League of Extraordinary Gentlemen)

    édité chez TOP SHELF PRODUCTIONS aux USA (contient Nemo : the Roses of Berlin OS*)

    Janni Dakkar, la fille de feu le Capitaine Némo, apprend que sa propre héritière et son gendre ont été attaqués par l'armée nazie, et sont actuellement retenus captifs à Berlin. Elle lance alors l'assaut sur la capitale germanique où, à sa grande surprise, l'attendent déjà d'étranges soldats... Alan Moore n'en finit pas de décliner l'une de ses oeuvres phares, les références se concentrant cette fois-ci essentiellement sur le cinéma expressionniste allemand du début du XXe siècle - avec un hommage particulier à Fritz Lang. Un univers glacial, une nouvelle fois retranscrit de belle manière par Kevin O'Neill.

    (3,5/5)

    FATALE (tome 4, éditions Delcourt)

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    scénario : Ed BRUBAKER (Incognito, Criminal)

    dessin : Sean PHILLIPS (Sleeper, the Fade Out)

    édité chez BASEMENT GANG, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Fatale 15 à 19)

    Retrouvée amnésique, Josephine est accueillie au sein d'Amsterdam, un groupe de grunge en panne d'inspiration dont elle va devenir la muse. Parallèlement, un policier du nom de Wulf cherche à mettre la main sur elle, et emploie pour cela des mesures drastiques. Ed Brubaker prépare la conclusion de sa série, mais continue de laisser planer le mystère sur le passé de son héroïne. Toujours aussi dense malgré ses personnages excessifs, le récit jouit véritablement du coup de crayon de Sean Phillips, tout en contrastes clairs-obscurs du plus bel effet.

    (3,5/5)

    SIDEKICK (tome 1, éditions Delcourt)

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    scénario : Joe Michael STRACZYNSKI (Rising Stars, the Amazing Spider-Man)

    dessin : Tom MANDRAKE (Batman, Fringe)

    édité chez JOE's COMICS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Sidekick 1 à 6)

    Tout jeune, Barry Chase est devenu le sidekick du super-héros Red Cowl. Mais lorsque ce dernier est assassiné, celui que l'on nomme désormais Flyboy ne trouve plus de sens à sa vie. Personne n'a confiance en lui, et il ne semble plus bon à rien sans son mentor à ses côtés. Le twist, c'est que le mentor n'est peut-être pas aussi mort qu'on le croit... Joe Michael Straczynski ne réinvente pas la roue, mais cette nouvelle série super-héroïque, des années après Rising Stars, aborde le sujet par un angle intéressant. Reste à voir si le concept durera sur le long terme. On notera en tout cas le graphisme légèrement rétro, mais finalement plaisant, de Tom Mandrake.

    (3,5/5)

    SAGA (tome 4, éditions Urban)

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    scénario : Brian K. VAUGHAN (Y the Last Man, Ex Machina)

    dessin : Fiona STAPLES (North 40, Mystery Society)

    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Saga 19 à 24)

    Pour gagner de quoi nourrir sa famille, Alana s'est engagée dans le Circuit, pendant que Marko joue les pères au foyer. Leur train-train va basculer le jour où la princesse des Robots est assassinée et le prince héritier enlevé par un anarchiste, qui le conduit sur la planète où s'est réfugiée la petite famille. Brian Vaughan ne manque pas d'idées, qu'il s'agisse de faire rebondir son récit où d'aborder les thèmes de société qui lui tiennent à coeur. Reste que cette arche narrative manque un peu de punch. Au dessin, on retrouve par contre une Fiona Staples en grande forme.

    (4/5)

    WALKING DEAD (tome 22, éditions Delcourt)

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    scénario : Robert KIRKMAN (Outcast, Image United)

    dessin : Charlie ADLARD (Codeflesh, the White Death)

    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient the Walking Dead 127 à 132)

    Depuis leur victoire sur les Sauveurs, les différentes communautés se sont unies et ont développé un projet commun qui les conduit sur la voie de la prospérité. Mais cet état de grâce risque d'être mis à mal par l'arrivée de nouveaux rescapés. Après un chapitre rocambolesque, Robert Kirkman fait non seulement redescendre la tension, mais il développe aussi et surtout un tout nouveau cadre pour ses personnages. Le résultat est bluffant, d'autant que Charlie Adlard en magnifie l'illustration.

    (4/5)

    EAST of WEST (tome 3, éditions Urban)

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    scénario : Jonathan HICKMAN (Infinity, Nightly News)

    dessin : Nick DRAGOTTA (the Age of the Sentry, FF)

    édité chez PRONEA, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient East of West 11 à 15)

    Nouvellement élue à la tête des Armées Célestes, Xiaolian organise une réunion du Conseil des Sept qui va se solder par une déclaration de guerre. C'est ce moment que choisissent les Cavaliers de l'Apocalypse pour s'attaquer au fils de la Mort... Après avoir longuement posé les bases de son récit, Jonathan Hickman emballe les évènements dans cette troisième arche narrative explosive. Au dessin, Nick Dragotta réalise des cadrages surprenants et des scènes pleines de bruit et de fureur.

    (4/5)

    The CROW (Midnight Legends tome 2, éditions Delcourt)

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    scénario : James O'BARR (Slash) et John WAGNER (Judge Dredd)

    dessin : Alex MALEEV (Daredevil, Arabian Nights on the World of Magic : the Gathering)

    édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient The Crow : Midnight Legends 1)

    Joshua a été assassiné durant la guerre de cessession, simplement parce qu'il était Amérindien. Aujourd'hui, il revient sous la forme du Corbeau, afin de réclamer vengeance envers ses tortionnaires, eux-mêmes réincarnés en petits loubards. Si ce simple résumé vous laissait encore des doutes, oui, le scénario est ridicule, et en plus, le dessin est illisible. Avec d'aussi grands noms, on aurait pu s'attendre à tellement mieux... Au lieu de cela, James O'Barr ressasse ses synopsis creux au travers d'une mini-série (Dead Time) d'abord parue chez Kitchen Sink, puis recompilée par IDW dans sa collection Midnight Legends.

    (1/5)

    WALKING DEAD (édition spéciale, éditions Delcourt)

    scénario : Robert KIRKMAN (Invincible, the Astounding Wolf-Man)

    dessin : Charlie ADLARD (the Establishment, Rock Bottom)

    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient the Walking Dead 115 à 126)

    Les différentes communautés désormais réunies sous sa bannière, Rick Grimes entame une guerre ouverte avec Negan et ses Sauveurs. Si le plan semble au départ se dérouler sans accrocs, la situation va rapidement dégénérer. Delcourt ressort en ce début d'année l'arche narrative All Out War en un seul tome, histoire de capitaliser à mort sur le succès de la franchise, sans doute. Cela vaut néanmoins le coup pour ceux qui auraient raté les dernières péripéties des héros. Robert Kirkman change complètement de rythme et cette très longue arche narrative centrée sur la guerre et ses conséquences est d'une rare fluidité. Charlie Adlard délègue l'encrage, et rend de nouveau des pages complètes.

    (4/5)

    * OS : one-shot, ouvrage d'un seul tenant, par opposition à une série ou mini-série

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)

    ARCHER & ARMSTRONG tome 3, édité chez Valiant aux USA et chez Panini en France

    AT WORKS (Incomplete Works), édité chez Victoria University Press en Nouvelle-Zélande et chez Casterman en France

    DOCTORS, édité chez Fantagraphics aux USA et chez Ca et Là en France

    HICKSVILLE, édité chez Black Eyed Productions aux USA et chez Casterman en France

    MOONHEAD and the MUSIC MACHINE, édité chez Nobrow Press en Grande-Bretagne et chez Dargaud en France

    X-O MANOWAR tome 4, édité chez Valiant aux USA et chez Panini en France


  5. Déjà un jeu PS2 ou GC, ça va te prendre un DVD complet. Vu le prix des HDD externes, à mon avis c'est ta soluce qui est la plus coûteuse. M'enfin je vais pas débattre avec toi, j'en ai perdu le goût depuis bien longtemps.

    Ensuite des émulateurs PSP j'en connais pas, mais si ça existe, je suis preneur.

    Enfin, pour répondre à ta question principale, un logiciel comme Nero devrait faire l'affaire. Si c'est juste pour stocker tes jeux (c'est une hérésie mais bon, je veux vraiment pas débattre avec toi) même le logiciel de gravure intégré à Windows suffit en fait.


  6. Le mois de décembre a peut-être été riche en cadeaux du Papa Noël pour certains, mais il a été pauvre en gros titres chez les éditeurs. C'est Delcourt qui fait le gros du boulot, et Panini qui prend les restes, les autres éditeurs se la coulant douce durant la trêve des confiseurs, il est vrai moment peu propice pour sortir des nouveautés. Cela me permet néanmoins de faire enfin un focus sur Invincible, une série que j'affectionne tout particulièrement.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de décembre)

    INVINCIBLE (tome 14, éditions Delcourt)

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    scénario : Robert KIRKMAN (Walking Dead, The Outcast)

    dessin : Ryan OTTLEY (Haunt, Sea Bear & Grizzly Shark)

    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Invincible 71 à 78 sans les back-up*)

    Découvrant les incroyables pouvoirs naissants qu'il a hérité de son père Omniman - le plus grand super-héros de la Terre - le jeune Mark Grayson entame une carrière de héros sous le nom d'Invincible. Le twist, c'est que son père est en réalité un extraterrestre de la planète Viltrum, et que les Viltrumites sont des conquérants sans pitié dont Omniman n'est qu'un agent, qui va se révéler au grand jour en tuant bon nombre de super-héros et en laissant son fils pour mort.

    Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et père et fils ont fait la paix. Dans ce quatorzième tome, la Coalition des Planètes, sorte de clan des gentils en matière de gestion galactique, déclare la guerre à l'empire de Viltrum, et Omniman et ses fils participent à l'effort de guerre, quitte à y perdre gros. Alors que les Viltrumites semblent au bord de l'effondrement, leur régent dévoile un stratagème machiavélique...

    Robert Kirkman fait littéralement voler en éclats ses personnages et leur univers, et bascule au final sur un nouveau status quo particulièrement tendu. Au dessin, c'est un Ryan Ottley de plus en plus habile qui assure le spectacle de bien belle manière. La parution en VF de la série Invincible n'avait rien de gagné d'avance : même si elle est signée par l'auteur de Walking Dead, le fait est qu'il aura fallu à Delcourt quatre tomes avant de l'imposer. Un hyatus de plusieurs mois a eu lieu entre les parutions des troisième et quatrième tomes, mais heureusement que l'éditeur a insisté, car cette série raffraichit le concept même de super-héros et se révèle prenante épisode après épisode (sauf en de rares occasions, mais ce n'est pas le cas ici). Il était donc temps que j'en fasse le comics du mois.

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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE

    RASL (tome 2, éditions Delcourt)

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    scénario et dessin : Jeff SMITH (Bone, Tuki)

    édité chez CARTOON BOOKS aux USA (contient RASL 5 à 10)

    Salvador Crow se révèle être un agent au service du complèxe militaro-industriel, chargé de retrouver les journaux de Nikola Tesla qu'a découvert RASL. Mais ce dernier n'est pas disposé à les lui remettre, quand bien même il menace la vie de la pauvre Annie. Jeff Smith imprime à sa maxi-série un rythme assez lent, la course-poursuite entre le héros et sa Némésis étant entrecoupée de flashbacks révélateurs. On ne pourra en tout cas qu'apprécier le dessin très stylisé de l'auteur.

    (4/5)

    CROSSED : TERRES MAUDITES (tome 3, éditions Panini)

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    scénario : Garth ENNIS (the Boys), David LAPHAM (Stray Bullets) et Simon SPURRIER (Crossed : Wish You Were Here)

    dessin : Raulo CACERES (Captain Swing and the Electrical Pirates of Cindery Island) et Miguel Angelo RUIZ GARRIDO (Grimm Fairy Tales : Myths & Legends)

    édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Crossed : Badlands 19 à 28)

    Amanda a survécu à Harold Lorre, mais elle a subi un tel traumatisme qu'elle ne fait plus confiance à quiconque. Le père Dennis Kingston doit quant à lui interroger ses convictions lorsqu'il rencontre un commando d'anciens soldats prêts à commettre un génocide pour arrêter les infectés. David Lapham poursuit le récit qu'il avait débuté dans la mini-série Crossed : Psychopath, avec au dessin un Miguel Angelo Garrido peu marquant. Garth Ennis retrouve quant à lui la franchise qu'il a créé pour un arc (un peu) moins glauque, et qui s'interroge sur les mérites de la foi.

    (3/5)

    The SWORD (tome 2, éditions Delcourt)

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    scénario et dessin : Joshua et Jonathan LUNA (Girls, Ultra)

    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient The Sword 7 à 12)

    Dara Brighton est désormais en mission : elle veut retrouver chacun des triplés et se venger de ce qu'ils ont fait subir à sa famille. Elle sait déjà où se cache Zakros, le plus méprisant des trois. Mais le fait qu'il habite sur une île rend le maître de l'eau particulièrement dangereux. Après une première partie en demi-teinte, les frères Luna se déchaînent lors de cette seconde arche narrative qui fait la part belle aux scènes spectaculaires. Les personnages ne sont pas vraiment dessinés avec maestria, mais les effets rajoutés par ordinateur donnent du cachet à l'ensemble.

    (4/5)

    * BACK-UP : histoire courte publiée en fin de fascicule, qui peut être ou non liée à l'histoire principale

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)

    La MASTICATION du VAMPIRE DANS son TOMBEAU (The Fang), édité chez Markosia en Grande-Bretagne et chez Wetta en France

    POGO tome 1, édité chez Fantagraphics aux USA et chez Akiléos en France


  7. Je ne vous ai pas oubliés les amis ! Il y a eu beaucoup de sorties en ce mois de novembre (dernier). Malheureusement, les restrictions de ce forum, tant en terme de taille de message que de nombre d'images joignables, font que je ne peux pas poster ma chro mensuelle sans la saccager. Je vous invite à la lire sur l'autre forum où je la poste :

    http://www.legacyofsuikoden.com/board/topic1485-240.html#87974

    Le mois de décembre est plus léger en sorties, donc je pourrai reprendre le cours normal de mes élucubrations dès la prochaine fois.


  8. A noter que les éditions Rétro Land sortent (peut-être) un nouveau bouquin :

    Bonjour,

    Je tiens à vous annoncer le financement participatif du troisième livre des éditions RétroLand : L'encyclopédie de la Game Gear. Le livre - qui fera plus de 300 pages couleurs en format A5 paysage - retrace toute l'histoire de la portable de Sega et s'attarde, longuement pour les jeux sortis en France, sur la totalité de sa logithèque, soit quelques 375 jeux. Je peux d'ores et déjà vous dire que la console possède nombre d'excellents titres totalement oubliés. Ce sera également l'occasion de découvrir certains jeux restés inédits en dehors des marchés US/Japonais et qui méritent grandement que l'on s’intéresse à eux.

    L'encyclopédie de la Game Gear sortira - grâce à vous je l’espère - en avril 2015 !

    Pour plus d'informations et pour soutenir le projet : http://fr.ulule.com/game-gear/

    Un grand merci pour votre soutien, qu'il soit financier pour la précommande du livre et/ou publicitaire pour faire connaître le projet autour de vous.


  9. En fait le samedi j'avais mon hôtel à Pornic et comme je suis arrivé assez tard, j'ai juste visité la ville et les environs, la pointe de Gildas, Préfailles, Saint Michel Chef-Chef...

    Le dimanche je suis parti sur Vannes, en passant par Pornichet, la Baule, le Croisic et un magnifique petit village du nom de la Roche-Bernard. J'ai visité Vannes, qui est superbe, et le soir j'ai poussé jusqu'à la presqu'île de Quiberon. J'ai fait la côte sauvage jusqu'à Portivy et Quiberon même, et je suis rentré par le côté plage. Mais la nuit était tombée et je n'en ai pas profité beaucoup.

    Le lendemain je suis revenu, cette fois-ci du côté de Carnac. J'ai aussi visité la Trinité-sur-Mer, et puis je suis reparti en Loire-Atlantique, par Piriac. Je me suis arrêté à Guérande, qui est également superbe, mais j'ai pas été foutu de retrouver les marais salants. Je les avais déjà vus, mais je me souviens plus de quel côté ils sont.

    Donc oui, j'ai passé en fait deux demi-journées dans le golfe du Morbihan, mais c'est trop court pour tout visiter. J'ai particulièrement été marqué par Vannes, qui est vraiment une ville à voir pour qui, comme moi, aime les vieilles pierres. La côte est jolie aussi, par contre je suis tombé à un moment où il y avait peu de vent et un grand beau soleil (sauf à la pointe de Gildas, où ça bufflait pas mal), du coup j'en ai pas complètement "profité".


  10. Après un véritable été indien digne du Canada, nous voilà enfin dans le froid et l'humidité de l'automne. Pile de quoi rester chez soi et se réchauffer au coin de l'âtre, nus sur une peau d'ours, les sens en émoi... Mais pardon, je m'égare une fois de plus. En attendant, rester chez soi c'est bien, mais quoi y faire ? Monopoliser la télé jusqu'à ce que mort de vos derniers neurones s'en suive ? Squatter des forums débiles parlant de jeux vidéos sur Internet ? Pire encore, lire des MANGAS ?! Meuh non, vous êtes des gens de bon goût, vous, vous lisez des comics. Et ça tombe bien, puisque les éditeurs ont des trucs pour vous.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (d'octobre)

    VELVET (tome 1, éditions Delcourt)

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    scénario : Ed BRUBAKER (Fatale, Sleeper)

    dessin : Steve EPTING (el Cazador, Team X / Team 7)

    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Velvet 1 à 5)

    Dans le courant des années 70, l'Arc-7 est une des agences de contre-espionnage les plus réputées au monde. Pourtant, plusieurs de ses espions sont assassinés en pleine mission. Il y a forcément une taupe ! Les soupçons de la direction se portent sur Velvet Templeton, ex-espionne d'élite reconvertie en secrétaire de direction, qui se trouve en réalité être victime d'un coup monté. Mais pour prouver son innocence, elle va devoir reprendre du service.

    Grand maître du polar, avec à son actif des titres comme Criminal ou Sleeper, Ed Brubaker s'essaie ici au récit d'espionnage avec le brio qu'on lui connait désormais. Son plus grand coup de génie ? Avoir situé son histoire au coeur des années 70, dans le cadre fantasmé des aventures concoctées par Ian Flemming. De fait, les aventures de ce James Bond au féminin ont tout pour plaire, à commencer par les magnifiques dessins d'un Steve Epting au sommet de son art.

    La série est encore toute récente aux USA, n'ayant pour l'instant entamé que sa deuxième arche scénaristique et s'arrêtant pour l'heure à l'épisode 7. Ce premier volume VF rassemble quant à lui les cinq premiers numéros, ce qui prouve à quel point Delcourt est réactif sur ce coup. Et comme les deux auteurs de la série sont plutôt bankables, il y a de fortes chances pour que le public achète, et donc que la série continue. Un demi-pari sur l'avenir pour l'éditeur, donc.

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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE

    COMEBACK (éditions Panini)

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    scénario : Ed BRISSON (24, the Field)

    dessin : Michael WALSH (Secret Avengers, X-Files season 10)

    édité chez SHADOWLINE, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Comeback 1 à 5)

    Mark Thomas et Seth Caruso travaillent pour Reconnect, une entreprise illégale qui organise de coûteux voyages dans le temps pour sauver de riches citoyens d'une mort certaine. Du moins est-ce là la version officielle... Ed Brisson mélange une thématique de science-fiction bien connue à une intelligente intrigue policière, pour une mini-série au final prenante de bout en bout, les dessins plutôt aérés de Michael Walsh lui convenant bien.

    (4/5)

    THUMBPRINT (éditions Panini)

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    scénario : Joe HILL (Locke & Key) et Jason CIARAMELLA (the Cape)

    dessin : Vic MALHOTRA (Roche Limit) et Nat JONES (Spawn : the Dark Ages)

    édité chez IDW PUBLISHING aux USA (contient Thumbprint 1 à 3 et Kodiak OS*)

    Mallory Grennan essaie d'oublier les actes abominables qu'elle a commis dans la prison d'Abou Ghraib, où elle torturait les prisonniers afin de leur faire avouer ce qu'ils savaient. Mais le passé se rappelle à elle lorsqu'elle reçoit des lettres anonymes marquées d'une empreinte de pouce... Si la nouvelle de Joe Hill était assez dense, le traitement que lui apporte Jason Ciaramella la dessert nettement. On pourra tout de même se consoler en appréciant les dessins stylisés d'un Vic Malhotra dans la veine de Paul Azaceta. Etrangement, le récit Kodiak, qui n'a rien à voir avec le reste de l'ouvrage, est peut-être ce qu'il contient de plus intéressant.

    (3/5)

    WALKING DEAD (tome 21, éditions Delcourt)

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    scénario : Robert KIRKMAN (Invincible, the Astounding Wolf-Man)

    dessin : Charlie ADLARD (the Establishment, Rock Bottom)

    édité chez SKYBOUND, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Walking Dead 121 à 126)

    La guerre est ouvertement déclarée entre Negan et ses Sauveurs d'un côté, et de l'autre les différentes communautés réunies sous la bannière de Rick Grimes. Les pertes sont déjà lourdes, et le dernier plan machiavélique de Negan risque encore d'aggraver les choses. Un finish moins spectaculaire que ce à quoi on aurait pu s'attendre au vu de la première partie, mais c'est une direction intéressante que risque de suivre désormais la série. Au dessin, Charlie Adlard est toujours aussi solide.

    (4/5)

    les GARDIENS du GLOBE (tome 1, éditions Delcourt)

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    scénario : Robert KIRKMAN (Walking Dead) et Benito CERENO (Invincible Presents Atom Eve)

    dessin : Ransom GETTY (Evil Empire) et Kris ANKA (All-New X-Men Special)

    édité chez SKYBOUND, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Guarding the Globe 1 à 6)

    En l'absence d'Invincible, Cecil Stedman décide d'élargir le champ d'opération des Gardiens du Globe à la planète entière, et procède à un vaste recrutement. Mais les super-criminels aussi s'organisent, formant désormais l'Ordre. Robert Kirkman et Benito Cereno s'associent pour proposer un spin-off d'Invincible seulement à demi-convaincant. La faute à un adversaire aux motivations peu claires, et au dessin de Ransom Getty, certes recherché mais pas particulièrement esthétique.

    (3/5)

    RACHEL RISING (tome 2, éditions Delcourt)

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    scénario et dessin : Terry MOORE (Strangers in Paradise, Echo)

    édité chez ABSTRACT STUDIOS aux USA (contient Rachel Rising 7 à 12)

    Suite à leur accident de voiture, Johnny a été grièvement blessée et Jet est morte. Elle aussi ressuscite, et va accompagner Rachel dans sa quête de la vérité. Cette vérité se trouve peut-être dans la bouche de Lilith, qui continue de rassembler ses pions. Très dense et riche en révélations, ce deuxième story-arc amène la série dans une direction surprenante, mais un peu décevante. Malgré tout, les personnages forts, en particulier les femmes, et les superbes dessins de Terry Moore, portent encore le récit.

    (4/5)

    ROBOCOP : MORT ou VIF (tome 1, éditions Wetta)

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    scénario : Frank MILLER (Batman, Daredevil) et Steven GRANT (Punisher)

    dessin : Korkut OZTEKIN (Hellraiser : the Dark Watch)

    édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Robocop : Last Stand 1 à 4)

    Après la mort d'Anne Lewis, Robocop est plus que jamais remonté envers l'O.C.P. Désormais totalement hors de contrôle, celui qui fait régner la loi est désormais en faveur de quelques résistants qui refusent de se soumettre à la multinationale. Inspirée par le script de Frank Miller pour le troisième long-métrage de la franchise cinématographique, cette mini-série signée Steven Grant fleure bon la fin des années 80, en particulier grâce au traîtement graphique de Korkut Öztekin (à tes souhaits). Cette édition française est par contre sujette à quelques lacunes.

    (4/5)

    * OS : one-shot, ouvrage d'un seul tenant, par opposition à une série ou mini-série

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)

    BUILDING STORIES, édité chez Random House aux USA et chez Delcourt en France

    CALAVERA (Sugar Skull), édité chez Random House aux USA et chez Cornélius en France

    l'ERE de l'EGOISME (Supercrash), édité chez Myriad Editions en Grande Bretagne et chez Ca et Là en France

    FIEVRE de LUNE (Fever Moon), édité chez Random House aux USA et chez J'ai Lu en France

    GARCON MANQUE (Tomboy), édité chez Zest Books aux USA et chez Ca et Là en France

    JOURNAL d'un DEFAITISTE (Notes from a Defeatist), édité chez Fantagraphics aux USA et chez Rackham en France

    SECONDS, édité chez Random House aux USA et chez Dargaud en France

    SHADOWMAN tome 2, édité chez Valiant aux USA et chez Panini en France

    les SIMPSON : la CABANE de l'HORREUR tome 6 (Treehouse of Horror), édité chez Bongo Comics aux USA et chez Jungle en France

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