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Antekrist

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Messages posté(e)s par Antekrist


  1. Avant de partir en vacances, je vous laisse une dernière petite chronique.

    Comme à leur habitude, les éditeurs français sacrifient quelque peu juillet, les quelques productions qu'ils affichent étant toutes parues en début de mois. IL faudra attendre la toute fin d'aout pour voir la suite, et si la démarche est tout à fait compréhensible (les débits de bouquins étant déserts en été), le fait est qu'il n'y a donc pas grand chose à se mettre sous la dent ce mois-ci. Malgré tout, le peu qu'il reste est parfaitement acceptable, alors ne vous privez pas. De toute façon, vous n'aurez rien d'autre avant la rentrée.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de juillet)
    CASANOVA (tome 3, éditions Urban)
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    scénario : Matt FRACTION (Fantastic Four, Fear Itself)
    dessin : Gabriel BA (B.P.R.D., the Umbrella Academy)
    genre : espionnage dans un univers de science-fiction totalement barré
    édité chez MILKFED CRIMINAL MASTERMINDS, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Casanova : Avaritia TPB*)

    Il n'est franchement pas simple de suivre la série Casanova, et ce dans tous les sens du terme. D'abord parce que les idées fusent dans tous les sens, rendant la lecture assez alambiquée par moments. Ensuite, parce que le dessin des frères jumeaux Gabriel Ba et Fabio Moon peut rendre les pages hermétiques à certains lecteurs. Et même éditorialement, l'affaire est corsée puisque, après des débuts remarqués chez Image Comics, la saga a basculé chez Marvel, sous le label Icons, avant de revenir dans le giron d'Image.
    Dans notre univers, Casanova Quinn est l'un des meilleurs agents de l'E.M.P.I.R.E., puissante agence de contre-espionnage dirigée par son père. Dans un autre univers, Casanova est un assassin, qui a abattu son père. Dans notre univers, Casanova est mort. Du coup, Newman Xeno, le big boss de la puissante organisation terroriste baptisée la D.E.F.O.N.C.E., profite du capharnaum que cette mort a provoqué pour rappatrier le méchant Casanova et le faire bosser en tant qu'agent double. Ca, c'est le résumé du premier tome. Dans le suivant, le père de Quinn finit par découvrir la supercherie.
    Et donc on en arrive à cette troisième mini-série, Avaritia, d'abord parue sous le label Icons avant d'être rééditée en trade-paperback, ou recueil en bon français, chez Image Comics. Désormais suremployé par l'E.M.P.I.R.E., le vrai-faux Casanova Quinn doit réparer les erreurs spatio-temporelles qui ont mené à son apparition dans notre univers. Ce faisant, il découvre la véritable identité de Newman Xeno, et va dès lors éliminer une à une les incarnations de son ennemi juré. Jusqu'au moment où il finit par tomber amoureux de sa victime...
    De plus en plus alambiquée, la série de Matt Fraction n'en est pas excluante pour autant, et demeure lisible y compris pour un néophyte. C'est-à-dire que l'auteur y multiplie les délires, mais si on se pose un minimum, on peut arriver à tout comprendre. Il faut juste rester dans le bon état d'esprit, ce qui, je vous l'accorde, n'est pas forcément simple. D'autant que les dessins de Gabriel Ba, qui travaille en solitaire pour l'occasion, sont parfois le seul point d'accroche du lecteur. Mais qui prendra le temps de se pencher rigoureusement sur cette histoire bien barrée devrait y trouver son compte.
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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
    The SWORD (tome 3, éditions Delcourt)
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    scénario et dessin : Joshua et Jonathan LUNA (Girls, Ultra)
    genre : mythologie moderne réhaussée de plein d'effets visuels photoshopés
    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient the Sword 13 à 18)

    Désormais, Dara Brighton est sur la piste de Knossos. Le maître de la terre est aussi le dirigeant du plus puissant cartel de drogue du Mexique, et de fait, la jeune femme va devoir se débarrasser de ses sbires si elle compte l'atteindre. Cette troisième arche narrative fait quelque peu redite par rapport à la précédente. Heureusement, elle se ménage un cliffhanger habile qui laisse augurer du meilleur pour la conclusion. Toujours est-il que le dessin des frères Luna est une nouvelle fois assez médiocre.
    (3/5)

    TECH JACKET (tome 2, éditions Delcourt)
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    scénario : Joe KEATINGE (Glory), Robert KIRKMAN (the Walking Dead) et Aubrey SITTERSON (Worth)
    dessin : Khary RANDOLPH (Charismagic) et E.J. SU (the Transformers)
    genre : science-fiction aux faux airs de X-Or
    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Tech Jacket 7 & 8 et Tech Jacket Digital Edition 1 à 3)

    Tout juste remis d'un combat avec les clones d'Invincible qui ont failli détruire la Terre, Zach Thompson doit affronter Null, un redoutable mercenaire extraterrestre chargé par un mystérieux client de récupérer la Tech Jacket, quel qu'en soit le prix à payer. Robert Kirkman a relancé sa série dans les pages d'Invincible, mais c'est la reprise en mains de la série par Joe Keatinge qui lui apporte un vent de fraîcheur, y compris dans les thématiques abordées. C'est surtout le dessin de Khary Randolph, nerveux et puissant, qui surpasse en tout point ce qui a été fait jusque là par E.J. Su.
    (3/5)

    NEMO : FLEUVE de FANTOMES (éditions Panini)
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    scénario : Alan MOORE (From Hell, Watchmen)
    dessin : Kevin O'NEILL (Marshal Law, Death Race 2020)
    genre : aventures fantastiques mélangeant un nombre de références hallucinant
    édité chez TOP SHELF aux USA (contient Nemo : River of Ghosts OS*)

    Au milieu des années 70, c'est une Jenni Dakar vieillissante qui reprend la mer une dernière fois, afin de se débarrasser une fois pour toute de sa Némésis, Ayesha. Et cette fois-ci, elle a un joker dans sa manche, en la personne du colossal Hugo Hercule. C'est avec beaucoup de fracas, et donc assez peu de finesse, qu'Alan Moore conclut sa mini-série spin-off de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Néanmoins prenante de bout en bout, l'histoire est qui plus est, une fois encore dessinée avec brio par Kevin O'Neill.
    (3,5/5)

    * OS : one-shot, ouvrage d'un seul tenant, par opposition à une série ou mini-série
    * TPB : trade paperback, recueil de fascicules ou d'épisodes numériques


  2. C'est pas comme si y avait foule par ici, mais dans le doute,

    Je souhaite encore une fois un bon taf à ceux qui en ont, de bonnes vacances à ceux qui en prennent, un bon chômage à ceux qui le touchent et une bonne galère à ceux pour qui c'est pas le cas (oui, c'est une variation sur un même thème), et quant à moi...

    ...

    ... allez, devinez....

    ...

    ...

    ... mais oui, c'est ça...

    ...

    ...

    CAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAASSOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


  3. Juin, c'est un peu comme mai mais en plus chaud, finalement. Pour éviter la canicule, restez chez vous, enfermez-vous et lisez de bons comics. Justement, j'en ai quelques-une dans ma besace et, une fois encore, c'est Glénat qui s'en tire avec les honneurs. Delcourt reste dans la course, tandis que les autres éditeurs effectuent le service minimum. Eh oh, les gars, c'est pas encore l'été, on aimerait bien que vous fassiez votre job !

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de juin)
    PRETTY DEADLY (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Kelly Sue DECONNICK (Captain Marvel, Osborn)
    dessin : Emma RIOS (Hexed, Strange)
    genre : western fantastique qu'il est bon pour lire avec
    édité chez MILKFED CRIMINAL MASTERMINDS, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Pretty Deadly 1 à 5)

    La légende raconte l'histoire de la femme qu'aimait la Mort, et de l'enfant qui naquit de leur union : Deathface Ginny, l'esprit de la vengeance. Une petite fille aux yeux vairons a appelé sans le vouloir Ginny, et se retrouve désormais traquée par la fille de la Mort. Heureusement, la gamine peut compter sur l'aide précieuse d'un vieux cow-boy aveugle...
    Kelly Sue Deconnick et Emma Rios ont souvent travaillé ensemble, notamment pour le compte de Marvel Comics, chez qui elles ont développé la mini-série Osborn par exemple, sur les dérivés de Spider-Island, mais aussi et surtout la série Captain Marvel. Et malheureusement, on ne peut pas parler de franc succès. Serait-ce à dire que malgré leur bonne entente, leur duo ne fonctionne pas ? Pretty Deadly est leur première collaboration sur un titre qui leur est propre, et cette mini-série prouve que oui, Deconnick + Rios = bingo !
    Au premier abord, on peut peut-être penser à East of West lorsqu'on lit Pretty Deadly. Je marque le conditionnel néanmoins, parce que de moi-même, ça ne m'était pas venu à l'esprit. C'est lorsqu'on me l'a dit que j'ai trouvé que ça avait du sens. Des univers délabrés pour des westerns futuristes marqués par une attirance malsaine envers une Mort plus ou moins humanisée, et des personnages larger than life permettent de faire le rapprochement.
    Mais ce n'est bien qu'un rapprochement, une certaine communion d'idées. Ici, les auteures impriment à leur récit une sensibilité forcément féminine, forcément touchante parce qu'aucun homme ne sera jamais capable d'écrire des émotions aussi bien qu'une femme. Et puis il y a de l'abstraction aussi, là où East of West est certes alambiqué par moments, mais finalement très terre-à-terre. Au final, on confine parfois à une certaine forme de poésie.
    Et ce en dépit d'une violence graphique plutôt marquée, Emma Rios se lâchant particulièrement sur les scènes de baston, nombreuses. Donc que les bas du front se rassurent, non, c'est pas gnan-gnan-culcul-fleur-bleue, c'est une vraie histoire de bonshommes, mais avec des femmes et par des femmes. Reste que cette première mini-série s'achève sans que l'on ait obtenu de réponses quant à certains personnages, ce qui pourra en agacer certains.
    (4,5/5)

    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
    FATALE (tome 5, éditions Delcourt)
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    scénario : Ed BRUBAKER (Criminal, Captain America)
    dessin : Sean PHILLIPS (Wildcats 2.0, Sleeper)
    genre : polar où ce qui à jamais dort n'est à priori pas mort
    édité chez BASEMENT GANG, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Fatale 20 à 24)

    Prenant désormais pleinement conscience de ses pouvoirs et de ce qu'ils impliquent, Joséphine est décidée à contrer les plans de l'évêque Sommerset et de son culte satanique. Pour ce faire, elle va pouvoir compter sur l'aide d'un Nicolas Lash définitivement acquis à sa cause. On est forcément un peu déçu par la conclusion de la série. Non seulement parce que les explications d'Ed Brubaker versent dans le délire mystique de manière assez peu nuancée, mais aussi parce que Sean Phillips s'essaie à un style plus dépouillé par moments, et cela ne fonctionne absolument pas.
    (3/5)

    EXTINCTION PARADE (tome 1, éditions Panini)
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    scénario : Max BROOKS (the Zombie Survival Guide : Recorded Attacks, G.I. Joe : Hearts & Minds)
    dessin : Raulo CACERES (Captain Swing and the Electrical Pirates of Cindery Island, Crossed : Psychopath)
    genre : série catastrophe avec des dents longues
    édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Extinction Parade 1 à 5)

    Lorsque l'épidémie zombie se propage à travers le monde entier, les vampires pensent tout d'abord qu'ils vont pouvoir désormais faire tout ce qu'ils désirent sans avoir à se montrer prudents. Mais ils finissent par comprendre qu'ils sont eux aussi au bord de l'extinction... Grand spécialiste du récit de zombie, Max Brooks distille ici moins d'humour que dans son oeuvre-phare, le Guide de Survie en Territoire Zombie, mais il apporte un angle de vue assez accrocheur. Dessinée avec panache par Raulo Caceres, la mini-série souffre malgré tout d'un rythme bien trop lent.
    (3/5)

    FICTION SQUAD (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Paul JENKINS (the Darkness, Hellblazer)
    dessin : Ramon BACHS (Gen 13, Azrael)
    genre : enquête policière au pays des contes de fée
    édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Fiction Squad 1 & 2)

    Dans la ville de Rimes, l'ordre et la loi sont représentés par l'inspecteur Frankie Mack, un détective raté venu de l'univers de la fiction criminelle. Mais lorsque les personnages de contes sont victimes d'attaques sordides, c'est sur ses épaules que repose l'enquête. Paul Jenkins replonge dans l'univers qu'il a mis en place durant Fairy Quest, et y développe cette fois-ci un bon petit polar plein d'humour et de magie. Une mini-série belle à couper le souffle grâce au dessin cartoony d'un Ramon Bachs n'ayant rien à envier à Humberto Ramos, que Glénat a eu la très mauvaise idée de publier en trois tomes au format franco-belge.
    (4/5) en V.O., (2/5) en V.F. parce que ça coûte bien trop cher

    LETTER 44 (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Charles SOULE (Inhuman, Superman / Wonder Woman)
    dessin : Alberto JIMENEZ ABUQUERQUE (Savage Sword, Elle)
    genre : série d'anticipation où personne ne vous entendra crier
    édité chez ONI PRESS aux USA (contient Letter 44 1 à 6)

    Tout juste investi président des Etats-Unis, Stephen Blades découvre le plus grand secret de la précédente administration : les extraterrestres existent, et ils sont aux portes de la Terre, en train de construire une gigantesque machine dont on ne sait rien... Charles Soule développe une intrigue cohérente impliquant tout aussi bien des thématiques de science-fiction que des ramifications politiques. Le rythme est par contre très lent, et le dessin d'Alberto Albuquerque n'est pas franchement régulier.
    (3/5)

    GHOSTED (tome 3, éditions Delcourt)
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    scénario : Joshua WILLIAMSON (Birthright, Johnny Monster)
    dessin : Davide GIANFELICE (Daredevil : Reborn) et Goran SUDZUKA (Outlaw Nation)
    genre : récit fantastique qui fait peur comme ta soeur
    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Ghosted 11 à 15)

    Arrêté par le F.B.I. et contraint de travailler pour les fédéraux, Jackson T. Winters doit découvrir la raison des nombreux cas d'attaques de fantômes répertoriés récemment dans tout New York. Son enquête le mène tout droit à Damian Charon, magicien raté et fils de son ami décédé. Joshua Williamson utilise toujours de grosses ficelles pour tracer les grandes lignes de son histoire, mais cette nouvelle arche narrative se révèle finalement assez plaisante. Au dessin, Goran Sudzuka et Davide Gianfelice, les deux artistes attitrés, se partagent ici l'affiche.
    (3,5/5)

    PATHFINDER (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Jim ZUBKAVICH (Skullkickers, Street Fighter)
    dessin : Jake BILBAO (Bloodrayne : Tokyo Rogue) et Andrew HUERTA (Jinnrise)
    genre : heroic-fantasy qui sent le déjà vu
    édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Pathfinder 1 & 2)

    Aux abords de la petite ville de Sandpoint, une horde de Gobelins s'apprête à attaquer. Une compagnie d'aventuriers se dresse heureusement sur son chemin, mais les créatures ne semblent pas aussi pleutres qu'à leur habitude, et ne prennent pas la fuite... Adaptation du jeu de rôle dérivé de Dungeons & Dragons, cette série d'heroic-fantasy ne bouscule pas les codes du genre. Jim Zubkavich s'y montre moins inventif qu'à son habitude, licence oblige sans doute, et le dessin d'Andrew Huerta est un peu déconcertant. Et puis ça reste aussi ultra cher en VF.
    (2,5/5) en V.O., (0,5/5) en V.F. parce que ça coûte bien trop cher

    SOUTHERN BASTARDS (tome 2, éditions Urban)
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    scénario : Jason AARON (Incredible Hulk, Men of Wrath)
    dessin : Jason LATOUR (Wolverine, Django Unchained)
    genre : rednecks, football américain et souvenirs du passé
    édité chez GOLGONOOZA, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Southern Bastards 5 à 8)

    Aujourd'hui, Euless Boss a montré à toute la ville qui était le patron. Mais il n'en a pas toujours été ainsi : dans sa jeunesse, le futur coach des Runnin' Rebs n'était qu'un adolescent pathétique, objet de mépris de la part de tout le monde, y compris de son père. Petit à petit, Jason Aaron dessine les contours d'un véritable univers miniature, où n'importe quel personnage secondaire peut devenir le centre d'intérêt d'une arche narrative. Celle-ci fait la part belle au passé, et Jason Latour y démontre une nouvelle fois son talent.
    (3,5/5)

    SCOTT PILGRIM (tome 5 couleur, éditions Milady)
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    scénario et dessin : Bryan Lee O'MALLEY (Seconds, Lost at Sea)
    genre : combats contre des robots géants pour le cocu de service
    édité chez ONI PRESS aux USA (contient Scott Pilgrim 5)

    Deux nouveaux ex-petits amis maléfiques de Ramona Flowers font irruption dans la vie de Scott Pilgrim : des jumeaux, dont notre héros se débarrasse sans trop de problèmes. Mais alors qu'il approche de la fin de sa quête improbable, la relation qu'il entretient avec l'étrange jeune femme se déteriore petit à petit... Pour ce cinquième et avant-dernier tome, Bryan O'Malley met un peu de côté l'action et les pitreries, au profit des interrogations de son héros. En résulte un tome délié et à vrai dire un peu ennuyeux, qui représente pourtant un passage obligé afin d'aborder la conclusion de la saga.
    (3/5)


    les SEIGNEURS de la ROUTE : l'ULTIME COURSE à la MORT (éditions Wetta)
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    scénario : Paul H. BIRCH (Stratosfear) et Mel SMITH (Dead Ahead)
    dessin : Manuel MARTINEZ (Creepy Kofy Movie Time Comics, Zombies Vs. Cheerleaders)
    genre : course désoeuvrée dans un futur désoeuvré, par des auteurs désoeuvrés
    édité chez BLUEWATER PRESS aux USA (contient The Final Death Race 1 à 3)

    Frankenstein est devenu président des Provinces-Unies d'Amérique, mais il ne peut empêcher la contestation qui s'empare du pays au bord de la ruine. Il décide alors d'organiser une nouvelle course à la mort, son entourage lui conseillant tout de même de faire participer un clone. Egalement produite par Roger Corman, cette ultime - on l'espère ! - mini-série inspirée par le film culte des années 70 manque de panache. Là où la précédente était réalisée par rien moins que Pat Mills et Kevin O'Neill, celle-ci souffre du manque de talents de ses auteurs.
    (1,5/5)

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
    l'ASCENSION d'AURORA WEST tome 1 (The Rise of Aurora West), paru chez Roaring Book Press aux USA et chez Dargaud en France
    IRL, DANS LA VRAIE VIE (In Real Life), paru chez First Second aux USA et chez Akileos en France
    SAVAGE, paru chez Rebellion en Grande-Bretagne et chez Delcourt en France
    la VENGEANCE d'un ANGE (Hope Falls), paru chez Markosia aux USA et chez Wetta en France


  4. Si, mais maintenant il faut que je comprenne comment on corrige AVANT de merger. Parce que si je le fais après et qu'entretemps le boss passe et publie, on va se retrouver avec des tests à coquilles, et je préfère les tests sans coquilles.

    Ou alors, si je trouve pas, je te mettrai les corrections proposées en commentaire, charge à toi de les apporter et de me prévenir en suivant.

    Ouaip, je sais, c'est un peu lourd, mais en attendant...


  5. Salut.

    Pardon mais tu as une raison particulière pour vouloir utiliser Demul ? C'est pour émuler autre chose que la Dreamcast (NAOMI, Atomiswave...) ?

    Je te demande ça parce que perso, j'ai jamais été foutu de faire tourner cet émulateur, quelle que soit la machine sur lequel je l'utilisais.

    Chankast est un peu dépassé maintenant, mais j'obtiens de très bons résultats avec nullDC.

    Maintenant si c'est vraiment Demul et rien d'autre, je vais creuser un peu.


  6. Il suffit que les hommes de bien ne fassent rien pour que le mal triomphe.

    Du coup je sais pas trop où je me situe dans ce proverbe, rapport au pseudo et tout, mais ouais, je continue.

    En même temps c'est une petite chro que je copie-colle sur plusieurs forums (tous plus ou moins léthargiques du reste, mais ça réagit parfois).


  7. Urban a instauré une politique de sorties rapprochées entre deux tomes d'une même série, que les autres éditeurs s'empressent désormais d'appliquer, vu que ça marche et que ça fait plus de brouzoufs. Il est ainsi possible de suivre aussi bien Black Science qu'Invincible sans gros temps morts, alors qu'il fallait souvent compter six mois voire un an auparavant. Cependant, ce mois de mai n'est pas non plus particulièrement riche en sorties. Heureusement, elles sont pour la plupart de qualité, et finalement, c'est ce qui compte.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de mai)
    WAKE UP AMERICA (tome 2, éditions Rue de Sevres)
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    scénario : Andrew AYDIN et John LEWIS
    dessin : Nate POWELL (Swallow Me Whole, Any Empire)
    genre : comics qui devrait être reconnu d'utilité publique
    édité chez TOP SHELF aux USA (contient March 2)

    A l'heure de l'investiture de Barack Obama, le sénateur John Lewis, fervent défenseur des droits civiques qui s'est battu aux côtés de Martin Luther King et de bien d'autres, se remémore justement les évènements qui se sont déroulés à l'aube des années 60 et mesure le chemin parcouru depuis lors. La ségrégation raciale était encore dominante dans le sud du pays, et différents mouvements protestataires se rassemblèrent pour conduire à la désormais légendaire marche de Washington, qui changea tout.
    A la base, Andrew Aydin est l'attaché de presse de John Lewis. A travers cette trilogie, encore en cours de parution aux Etats-Unis, il a voulu célébrer la vie politique et l'idéologie militante de son patron. Le représentant parlementaire fait en effet partie de ceux qui ont marché pacifiquement à travers toute l'Amérique pour protester contre la ségrégation, et pour se battre pour un idéal démocratique favorable à tous, qu'ils soient Noirs ou Blancs.
    Adoubé par Lewis en personne, le récit déroule les nombreux faits marquants qui ont conduit à la progression des droits des Afro-Américains à travers une suite de flashbacks tout en retenue. Le premier volume s'intéressait au côté symbolique des premières marches et des débordements qu'elles ont entraîné. Ce deuxième tome fait la part belle au volet politique de cette période historique. D'une sobriété que d'aucuns qualifient d'exagérée, cette retranscription trouve pourtant sa force dans l'horreur même de ce qui se déroulait à l'époque, et évite justement de rajouter du pathos qui aurait été totalement inutile.
    Pour ce faire, elle peut s'appuyer sur les dessins de Nate Powell. L'artiste, plutôt habitué aux oeuvres intimistes, dévoile des personnages incroyablement expressifs et maîtrise complètement sa narration grâce à un story-telling malin. L'auteur de Swallow Me Whole ou Any Empire, deux histoires presques autobiographiques (que je vous recommande chaudement, elles aussi), se montre ici plus traditionnel, mais ses emphases sur certains moments forts n'en sont que plus marquantes.
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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
    UBER (tome 1, éditions Panini)
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    scénario : Kieron GILLEN (Iron Man, Journey into Mystery)
    dessin : Caanan WHITE (Ptolus, the Harlem Hellfighters)
    genre : achtung ! Es ist ein uchronie où les nazis ont leurs übermenschen
    édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Uber 0 à 5)

    En 1945, alors que tout semble perdu pour l'Allemagne nazie, le professeur Metzger et le docteur Bergen expérimentent sur des cobayes humains afin de produire littéralement des super-soldats. Ces créatures pourraient bien changer le résultat de la seconde guerre mondiale. Le point de vue adopté par Kieron Gillen est volontairement malsain. On ne sait jamais vraiment qui sont les héros, l'auteur évitant soigneusement toute notion manichéenne, même lorsqu'il s'agit de mettre des mots dans la bouche des nazis. Au dessin, Caanan White assure le spectacle, tant par ses corps bodybuildés que par son découpage nerveux.
    (4/5)

    CROSSED : TERRES MAUDITES (tome 4, éditions Panini)
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    scénario : Christos GAGE (Absolution) et David LAPHAM (Murder Me Dead)
    dessin : Miguel Angel GARRIDO (Grimm Fairy Tales : Myths & Legends) et Christian ZANIER (Rising Stars)
    genre : nichons et tripaille au pays des zombies
    édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Crossed : Badlands 29 à 36)

    Lorsqu'un infecté plus malin que les autres lui propose un marché, Oliver Dauphinais est prêt à trahir l'humanité pour sauver sa peau. Amanda, quant à elle, ne peut plus compter que sur les conseils de son âme damnée si elle veut survivre après le massacre de ses amis de la Base M. Chacun de son côté, Christos Gage et David Lapham abordent la question de la survie en conditions extrêmes, le deuxième mettant de nouveau en scène l'un de ses personnages fétiches. Au dessin, Miguel Ruiz est toujours aussi sombre, mais Christian Zanier apporte un peu d'élégance à cette arche étouffante.
    (2,5/5)

    ANGRY BIRDS (tome 4, éditions Le Lombard)
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    scénario : Glenn DAKIN (Deadline), Pascal OOST, Jeff PARKER (Agents of Atlas) et Paul TOBIN (Bandette)
    dessin : Audrey BUSSI, Thomas CABELLIC, Christine CHATAL, Cesar FERIOLI PELAEZ (Walt Disney's Comics & Stories), Corrado MASTANTUONO (Dylan Dog), Isa PYTHON et Paco RODRIGUES
    genre : noms d'oiseaux et blagues cochonnes
    édité chez ROVIO BOOKS, un label d'IDW PUBLISHING, aux USA (contient des histoires tirés d'Angry Birds Comics 2, 5, 8 et HalloweenFest Special, plus deux histoires inédites)

    Les Bad Piggies ont ouvert leur propre parc d'attraction sur Piggy Island, et les Angry Birds, malgré leur méfiance initiale, vont y passer une excellente journée. Mais ils vont finir par découvrir la supercherie, une de plus à mettre au compteur de leurs ennemis jurés. Le principe est désormais mis en place et fonctionne visiblement pas mal, puisque tant IDW aux Etats-Unis que Le Lombard en France continuent de diffuser ces produits dérivés, pourtant de bien piètre qualité.
    (2/5)

    SPAWN, la MALEDICTION (tome 13, éditions Delcourt)
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    scénario : Brian HOLGUIN (Aria) et Todd McFARLANE (Spider-Man)
    dessin : Angel MEDINA (KISS : Psycho Circus) et Nat JONES ('68)
    genre : super-démon avec de gros problèmes de logement
    édité chez TODD McFARLANE PRODUCTIONS, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Spawn 135 à 146)

    Violator, expérimentant à plus grande échelle les pouvoirs qu'il s'est découvert, a pris le contrôle de tous les esprits des habitants de New York. Plus tard, Mammon vole la mémoire d'Al Simmons lors de leur ultime face-à-face, et ce dernier se met à errer sans but à travers les Etats-Unis. Brian Holguin dévoile un premier story-arc haletant de bout en bout, jouant la carte du héros complètement dépassé par les évènements. Et Nat Jones, associé pour l'occasion à Angel Medina, apporte un certain cachet à l'histoire. Les épisodes suivants ne sont qu'un bouche-trou avant le grand barouf du cent-cinquantième épisode.
    (3,5/5)

    BLACK SCIENCE (tome 2, éditions Urban)
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    scénario : Rick REMENDER (Deadly Class, Captain America)
    dessin : Matteo SCALERA (Secret Avengers, Batman)
    genre : science-fiction comme la vieille série télé Sliders mais en mieux
    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient Black Science 7 à 11)

    Suite à la mort de Grant McKay, les dimensionautes survivants se retrouvent piégés dans une nouvelle dimension hostile, leur pilier de téléportation inservable. Sur ce monde, ils vont devoir faire face à une horde de créatures insectoïdes dotées de grands pouvoirs télépathiques. Rick Remender organise la fuite en avant de ses personnages en changeant pour l'occasion de point de vue, et en creusant le passé souvent lourd de ses personnages secondaires. Au dessin, Matteo Scalera brille de mille feux, son imagination débridée faisant merveille à retranscrire les univers bigarrés de son scénariste.
    (4/5)

    a GAME of THRONES, le TRONE de FER (tome 5, éditions Dargaud)
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    scénario : Daniel ABRAHAM (Skin Trade) et George R.R. MARTIN (Wild Cards)
    dessin : Tommy PATTERSON (Farscape, Tales from Wonderland)
    genre : heroic-fantasy sans trop de fantasy, mais avec beaucoup d'heroic
    édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient A Game of Thrones 17 à 20)

    Tyrion Lannister et les clans des montagnes qu'il s'est allié se joignent à l'armée de son père, en guerre contre la maison Stark et ses féaux. Les Dothrakis marchent désormais en direction des Sept Royaumes, et Jon Snow doit décider de son destin... Les évènements se bousculent lors de ce cinquième tome, durant lequel Daniel Abraham parvient jusqu'au climax du roman de George Martin. Au dessin, Tommy Patterson est de nouveau stable, après une période où on le sentait fébrile.
    (3,5/5)

    INVINCIBLE (tome 15, éditions Delcourt)
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    scénario : Robert KIRKMAN (the Walking Dead, Ant-Man)
    dessin : Ryan OTTLEY (the Astounding Wolf-Man, Haunt)
    genre : super-héros en pleine crise existentielle
    édité chez SKYBOUND, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Invincible 79 à 84)

    De retour sur Terre, Invincible se rend compte que ses méthodes ne sont pas forcément toujours justifiées. Son dernier combat contre Dinosaurus va lui faire prendre conscience qu'il existe peut-être de meilleures solutions que de cogner sur tout ce qui bouge... Robert Kirkman profite de la nécessaire accalmie post-Viltrumite War pour faire le point sur la série et proposer de nombreuses pistes de réflexions sur la nature super-héroïque, mais aussi sur bien d'autres sujets de société. Ryan Ottley est en toute petite forme et, au final, ce nouveau tome manque de pep's.
    (3/5)

    RACHEL RISING (tome 3, éditions Delcourt)
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    scénario et dessin : Terry MOORE (Strangers in Paradise, Echo)
    genre : fantastique avec plein de questions existentielles n'dans
    édité chez ABSTRACT STUDIOS aux USA (contient Rachel Rising 13 à 18)

    Pour se remémorer son passé, Rachel Beck tente d'entrer en contact avec sa mère décédée, sans succès. Parallèlement, les autres sorcières ressuscitées par Lilith mettent en branle leur plan visant à rayer la ville de Manson de la carte. Certes, Terry Moore, qui n'a pourtant plus rien à prouver en tant qu'artiste, ravira une fois de plus de par son talent au dessin. Mais le fait est que la série se délite quelque peu : les personnages tournent en rond, jusqu'au dénouement de cette troisième arche narrative.
    (3,5/5)

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
    BARTMAN tome 4, paru chez Bongo Comics Group aux USA et chez Jungle en France
    OINK : le BOUCHER du PARADIS (Oink : Heaven's Butcher), paru chez Kitchen Sink Press aux USA et chez Délirium en France
    la TOMBE de la TERREUR (Bloke's Tomb of Terror) tomes 3 & 4, parus chez Hoffman & Crawley aux USA et chez Wetta en France


  8. Nope, dans la liste des requêtes tirées (bah je suis le fils caché de Jacques Toubon) j'ai que deux vieux tromblons dont un de toi.

    Edit : par contre je viens de m'apercevoir que j'avais soumis un test (Fireland sur CPC) il y a un an histoire de voir comment ça fonctionnait et Jedi l'a balancé tel quel alors que j'ai encore plein de trucs à corriger et à vérifier.

    Re-Edit : après vérif, j'ai aucune modif plus récente que huit mois dans le dossier games

    Re-Edit 2, le retour : le commentaire que Rouliass a pris en test affiche toujours "un maniabilité".


  9. Je suis pas sûr qu'il y ait encore beaucoup d'Amigaïstes dans le coin. Moi je suis un rapporté, je n'ai découvert la machine que par le biais de l'émulation. Dessus, je pratique pas trop les point'n click parce que je les ai déjà sur PC, ni les jeux en 3D iso parce que j'aime pas ça, mais pour le prochain top, je serais assez branché run'n gun. Des fois que j'aurais loupé des pépites.

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