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Antekrist

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Messages posté(e)s par Antekrist


  1. Je vais regarder ça mais je sais qu'il y a des ISO traduites par les fans.

    Si tu as le titre complet, ça sera un plus.

    Vérifications faites, même pas en fait. Il y a eu trois Tales of the World, mais ce sont des escort titles et donc ils ne m'intéressent pas.

    Non vraiment, j'ai beau chercher, il n'y a pas de jeux qui me branchent sur cette console. Soit c'est des portages PS2 (ou des presque suites), soit c'est des concepts qui me laissent de marbre, comme les Pocototo ou je sais pas quoi. Bon, je prétends pas connaitre la ludothèque par coeur, loin s'en faut, mais à première vue, c'est pas un émulateur indispensable pour moi.


  2. léger dans quel sens ?

    Bah ça faisait qu'effleurer le sujet, genre de mémoire ça causait de MAME, de l'aspect légal (et là encore sans trop rentrer dans les détails) et c'est à peu près tout. Juste histoire de dire "ça existe, on en a parlé, next". Comme souvent leurs pseudo-sujets de fond du reste, c'est très creux quand tu y connais un minimum. Canard PC c'est une porte d'entrée pour l'amateur peut-être, mais le mec qui cherche des renseignements pointus sur quoi ou qu'est-ce, c'est pas là qu'il les trouvera.

    ... Et là je me dis que c'est pas avec des commentaires comme ça qu'ils vont parler d'Emu Nova. Ou alors pas en bien.


  3. Ils avaient fait un sujet sur l'émulation il y a quelques temps, et bon, c'était pas franchement des conneries mais c'était vraiment hyper léger. Et ils parlaient même pas d'Emu Nova, ces cons-là, alors que nous on parle sans arrêt d'eux.


  4. installer 666 applications

    On m'a appelé ?

    En fait il y a trois philosophies (j'oublie volontairement Blackberry, en faillite).

    Soit tu as beaucoup d'argent, tu ne peux plus rien faire parce que tu es déjà totalement exonéré d'impôts et tu veux alléger ton porte-feuilles d'action très vite pour éviter de tomber sous le coup de l'ISF, auquel cas tu te pencheras sur un iPhone à six cents boules, plus un cordon d'alimentation à deux cents, plus une coque de protection à deux cents aussi, plus un jeu d'écrans de rechange à cinq cents, plus un jeu de batteries de rechange à trois cents, plus un petit livret de félicitations au pigeon de l'année à à peine trente euros (et à ce prix là j'me tranche la gorge).

    Soit tu as déjà vendu ton âme (faudra que je consulte mes registres pour vérifier) et tu es prêt à consulter le manuel de huit mille pages pour comprendre comment marchent les putains de tuiles de ce con de menu, auquel cas c'est un Windows Phone qu'il te faut.

    Soit tu es effectivement prêt à confier ta vie, celle de ta famille, de ton chien et de tes amis à Google, que Google te dise quand tu dois manger, quand tu dois chier, qui tu dois baiser et pourquoi tu dois acheter le paquet de lessive X plutôt que le paquet Y, et dans ce cas il te faut un Android.

    Il n'y a pas de bonne réponse, c'est un choix perso. J'ai décidé de m'orienter vers Google pour une question de simplicité d'utilisation et de gratuité des applications qui m'intéressent, mais libre à toi de faire autrement. Simplement, j'évite de faire des trucs importants sur mon téléphone. Après, que je sois géolocalisé, je m'en branle.

    L'ennui, c'est que les téléphones sous Android sont produit par des trouzaines de fabricants, et chacun rajoute sa surcouche. Je n'en ai essayé que deux, Samsung et Sony, et clairement je trouve le premier beaucoup plus agréable à l'utilisation que le second (obligé de m'installer un gestionnaire de fichiers, pas prévu de base sur le Z3 !).

    Et par dessus encore, on trouve éventuellement une surcouche opérateur, avec des applis dédiées, un market dédié et l'accès ou non à des fonctions de base. Là pour le coup, t'as pas trop le choix, t'es obligé de subir ce que ton opérateur a prévu.

    A l'heure actuelle, et après avoir testé pas mal de trucs, je suis assez content de mon Galaxy S4. Il est plus tout jeune le pépère, mais il fait bien son job.


  5. Merci, copain Antékrist. Content que quelqu'un ait animé les débats sans discontinuer. :fleur: Tu en es à combien de tests publiés now ?

    J'en sais foutre rien. Depuis la nouvelle version des forums c'est plus indiqué. Et si d'aventure Jedi repasse par là, il faudra que j'en enlève plein. Ceux de ma période boulimique qui sont un peu bâclés et n'intéressent personne.

  6. Ouais on se sent un peu abandonnés ces temps-ci, en dehors de quelques irréductibles, et effectivement on a comme qui dirait un petit blocage au niveau des tests, mais que ça ne t'empêche pas de rester. Allez steupl', au moins trois jours... Je te file ma collec' de cartes Panini si tu restes.


  7. Cela fait quelques temps que l'on est sur un rythme d'un mois riche en nouveautés et d'un mois pauvre en sorties, sans doute pour laisser souffler le porte-monnaie des hypothétiques clients. Septembre est du mauvais côté de la barrière, d'autant que les productions Urban ont pris du retard et ne verront le jour qu'en octobre. Pourtant, l'amateur de séries indépendantes y trouvera son compte, puisque dans l'ensemble, ce qui est sorti est plutôt pas mal. C'est notamment du côté des Humanos que l'on se tournera, avec deux BD sans doute peu vendeuses mais plutôt amusantes.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de septembre)

    FIVE WEAPONS (tomes 1 & 2, éditions Humanos)

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    scénario : Jimmie ROBINSON (Bomb Queen, the Empty)

    genre : petits meurtres entre copains de classe

    édité chez SHADOWLINE, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Five Weapons 1 à 5)

    Tyler Shainline vient d'intégrer l'école des Cinq Armes, un établissement spécialisé dans la formation des assassins. Son nom de famille le prédestine à de brillantes études, mais il refuse catégoriquement de porter une arme, ce qui ne l'empêche pas de donner des leçons aux autres élèves, et même aux professeurs. De fait, tout le monde ou presque lui en veut. Mais Tyler a une mission, qu'il garde secrète et qui le pousse à rester coûte que coûte...

    En France, Jimmie Robinson est un parfait inconnu. Quasi-homonyme du grand James Robinson - dont le diminutif pourrait très bien être Jimmie - et surtout cantonné aux oeuvres réalisées en indépendant, il est un peu célèbre aux Etats-Unis pour Bomb Queen, une succession de mini-séries dans lesquelles l'héroïne est une super-criminelle aussi sexy que psychotique. Avant ça, il a débuté chez les petits éditeurs qui fleurissaient au début des années 90, et il a produit quelques bricoles pour Image, telles Code Blue, Amanda & Gunn ou Evil & Malice.

    Le succès de Bomb Queen aidant, Jimmie Robinson s'est diversifié. Five Weapons est sa première tentative en ce sens, hélas arrêtée au terme de sa deuxième arche narrative alors qu'elle n'avait pas encore dévoilé son plein potentiel. Si les influences sont assez évidentes, le concept de la série est relativement novateur, et surtout, la manière dont l'auteur met en scène ses truculents personnages est des plus plaisantes. Il scinde ainsi son récit en une partie duel, que l'on croit systématiquement perdue pour le héros, et une partie résolution où il triomphe toujours à la fin.

    Bref, c'est plutôt malin, et le graphisme lui aussi original devrait plaire au plus grand nombre. A mi-chemin entre du cartoony et un style vaguement mangaïsant, le coup de crayon de Robinson surprend mais s'avère intéressant à l'usage. C'est donc un audacieux pari que tentent les Humanos, d'autant que la série s'est terminée en eau de boudin. Le principal reproche que l'on pourra faire à cette VF concerne le format, puisque les cinq épisodes sont répartis en deux volumes, pour un prix dépassant les vingt euros au total.

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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE

    WALKING DEAD (tome 23, éditions Delcourt)

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    scénario : Robert KIRKMAN (Invincible, Battle Pope)

    dessin : Charlie ADLARD (Rock Bottom, the White Death)

    genre : love story qui pue la viande avariée

    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Walking Dead 133 à 138)

    Alors que Gregory ourdit une tentative d'assassinat envers Maggie Greene, qui l'a remplacé à la tête de la communauté de la Colline, Jésus découvre l'existence des Chuchoteurs, qui vivent au milieu des zombies. Il parvient à capturer l'un d'entre eux... Robert Kirkman s'éloigne d'Alexandria pour se concentrer sur Carl Grimes, protagoniste principal de cette arche narrative plaisante, qui propose de nouvelles pistes intéressantes. Au dessin, Charlie Adlard est une fois de plus irréprochable.

    (4/5)

    A GAME of THRONES, le TRONE de FER (tome 6, éditions Dargaud)

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    scénario : Daniel ABRAHAM (Skin Trade) et George R.R. MARTIN (Wild Cards)

    dessin : Tommy PATTERSON (Farscape, Tales from Wonderland)

    genre : comics dérivé d'une série télé dérivée d'un roman dérivé de...

    édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient A Game of Thrones 21 à 24)

    Alors que la vie d'Eddard Stark est dans la balance, son fils ainé Robb mène la bataille contre l'armée des Lannister, remportant quelques échauffourées, parvenant même à capturer Jaime le tueur de rois. Parallèlement, Jon Snow tente de se substituer à son rôle au sein de la Garde de Nuit, et Daenerys Targarien prend l'ascendant sur les Dothrakis. Toujours aussi riche, la série achève son premier volume pile poil là où s'achève la première saison de la série télévisée. Si ce ne sont les dessins parfois irréguliers de Tommy Patterson, l'ensemble est plaisant à suivre, même si les connaisseurs n'y découvriront aucune variation.

    (3,5/5)

    L'APOCALYPSE SELON BRAM et BEN (éditions Humanos)

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    scénario : James ASMUS (Gambit, the Delinquents) et Jim FESTANTE

    dessin : Rem BROO

    genre : humour non approuvé par l'Ancien Testament

    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient The End Times of Bram and Ben 1 à 4)

    Le Ravissement a eu lieu, et Bram Carlson a été choisi par accident, puis rejeté lorsque l'erreur a été avérée. Depuis qu'il a vu ce qu'était le Paradis, Bram milite pour devenir candidat au poste d'Antéchrist, tandis que son colocataire Ben tente de le convaincre de son erreur. James Asmus et Jim Festante enchaînent les situations ubuesques dans cette mini-série iconoclaste, au sens premier du terme. L'humour est bien présent et plutôt efficace, souligné par le dessin cartoony d'un Rem Broo dont le style rappelle un peu celui de Rob Guillory.

    (3,5/5)

    BLACK MARKET (éditions Glénat)

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    scénario : Frank J. BARBIERE (Avengers World, Blackout)

    dessin : Victor SANTOS (Furious, Demon Cleaner)

    genre : super-héros découpé en tranches

    édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Black Market 1 à 4)

    Dans le cadre de son travail de médecin-légiste, Raymond Willis a eu l'occasion d'observer l'ADN du super-héros Ultra, qui semble capable de guérir toute maladie. L'objectif va maintenant être de parvenir à récupérer plus d'échantillons, et c'est pour cela que Raymond monte une équipe. Frank Barbiere observe le genre super-héroïque à travers le prisme non pas d'un simple spectateur lambda, mais d'une personne aux motivations troubles et aux méthodes douteuses. Le résultat est intriguant, en dépit des dessins parfois un peu trop simplistes de Victor Santos.

    (3,5/5)

    PATHFINDER (tome 2, éditions Glénat)

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    scénario : Jim ZUBKAVICH (Wayward, Skullkickers)

    dessin : Andrew HUERTA (Everlast, Jinnrise)

    genre : heroic sans beaucoup de fantaisie

    édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Pathfinder 3 & 4)

    Enquêtant sur le comportement étrange des gobelins, le groupe d'aventuriers s'enfonce dans une profonde forêt pas particulièrement accueillante, où ils vont devoir affronter leurs pires cauchemars. On passe assez vite sur ce récit sans âme. A force de produire des séries dérivées, on finit peut-être par en oublier qu'un comics, c'est avant tout une histoire racontée certes avec des images, et celles d'Andrew Huerta ne sont pas plus désagréables que d'autres, mais surtout avec des mots, ce que semble avoir quelque peu zappé Jim Zubkavich, pourtant si agréable lorsqu'il produit ses propres séries.

    (2,5/5) en V.O., (0,5/5) en V.F. parce que ça coûte bien trop cher

    SEX CRIMINALS (tome 2, éditions Glénat)

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    scénario : Matt FRACTION (Avengers Vs. X-Men, Casanova)

    dessin : Chip ZDARSKY (Prison Funnies, Monster Cops)

    genre : c'est ceux qui en parlent le plus qui en montrent le moins

    édité chez MILKFED CRIMINAL MASTERMINDS, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Sex Criminals 6 à 10)

    Au bord de la rupture, Jonathan et Suzie finissent par trouver une cause commune apte à les unir : lutter contre la Police du Sexe. Et pour ce faire, ils décident de réunir tous ceux qui partagent leur don, à commencer par une ancienne porn-star. Cru mais jamais vulgaire, Matt Fraction poursuit son histoire en introduisant petit à petit de nouveaux personnages et de nouvelles situations. Pour autant, le rythme est encore très lent, une mauvaise habitude du scénariste, et les dessins de Chip Zdarsky manquent de panache.

    (3/5)

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)

    BART SIMPSON tome 10, édité chez Bongo Comics aux USA et chez Jungle en France

    FANTASY SPORTS, édité chez Nobrow Press aux USA et chez Gallimard en France

    JULIA et les MONSTRES tome 1 (Julia's House for Lost Creatures), édité chez Roaring Book Press aux USA et chez Dargaud en France

    RAI tome 2, édité chez Valiant Comics aux USA et chez Panini en France


  8. Avant de partir en vacances, je vous laisse une dernière petite chronique.

    Comme à leur habitude, les éditeurs français sacrifient quelque peu juillet, les quelques productions qu'ils affichent étant toutes parues en début de mois. IL faudra attendre la toute fin d'aout pour voir la suite, et si la démarche est tout à fait compréhensible (les débits de bouquins étant déserts en été), le fait est qu'il n'y a donc pas grand chose à se mettre sous la dent ce mois-ci. Malgré tout, le peu qu'il reste est parfaitement acceptable, alors ne vous privez pas. De toute façon, vous n'aurez rien d'autre avant la rentrée.

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de juillet)
    CASANOVA (tome 3, éditions Urban)
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    scénario : Matt FRACTION (Fantastic Four, Fear Itself)
    dessin : Gabriel BA (B.P.R.D., the Umbrella Academy)
    genre : espionnage dans un univers de science-fiction totalement barré
    édité chez MILKFED CRIMINAL MASTERMINDS, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Casanova : Avaritia TPB*)

    Il n'est franchement pas simple de suivre la série Casanova, et ce dans tous les sens du terme. D'abord parce que les idées fusent dans tous les sens, rendant la lecture assez alambiquée par moments. Ensuite, parce que le dessin des frères jumeaux Gabriel Ba et Fabio Moon peut rendre les pages hermétiques à certains lecteurs. Et même éditorialement, l'affaire est corsée puisque, après des débuts remarqués chez Image Comics, la saga a basculé chez Marvel, sous le label Icons, avant de revenir dans le giron d'Image.
    Dans notre univers, Casanova Quinn est l'un des meilleurs agents de l'E.M.P.I.R.E., puissante agence de contre-espionnage dirigée par son père. Dans un autre univers, Casanova est un assassin, qui a abattu son père. Dans notre univers, Casanova est mort. Du coup, Newman Xeno, le big boss de la puissante organisation terroriste baptisée la D.E.F.O.N.C.E., profite du capharnaum que cette mort a provoqué pour rappatrier le méchant Casanova et le faire bosser en tant qu'agent double. Ca, c'est le résumé du premier tome. Dans le suivant, le père de Quinn finit par découvrir la supercherie.
    Et donc on en arrive à cette troisième mini-série, Avaritia, d'abord parue sous le label Icons avant d'être rééditée en trade-paperback, ou recueil en bon français, chez Image Comics. Désormais suremployé par l'E.M.P.I.R.E., le vrai-faux Casanova Quinn doit réparer les erreurs spatio-temporelles qui ont mené à son apparition dans notre univers. Ce faisant, il découvre la véritable identité de Newman Xeno, et va dès lors éliminer une à une les incarnations de son ennemi juré. Jusqu'au moment où il finit par tomber amoureux de sa victime...
    De plus en plus alambiquée, la série de Matt Fraction n'en est pas excluante pour autant, et demeure lisible y compris pour un néophyte. C'est-à-dire que l'auteur y multiplie les délires, mais si on se pose un minimum, on peut arriver à tout comprendre. Il faut juste rester dans le bon état d'esprit, ce qui, je vous l'accorde, n'est pas forcément simple. D'autant que les dessins de Gabriel Ba, qui travaille en solitaire pour l'occasion, sont parfois le seul point d'accroche du lecteur. Mais qui prendra le temps de se pencher rigoureusement sur cette histoire bien barrée devrait y trouver son compte.
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    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
    The SWORD (tome 3, éditions Delcourt)
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    scénario et dessin : Joshua et Jonathan LUNA (Girls, Ultra)
    genre : mythologie moderne réhaussée de plein d'effets visuels photoshopés
    édité chez IMAGE COMICS aux USA (contient the Sword 13 à 18)

    Désormais, Dara Brighton est sur la piste de Knossos. Le maître de la terre est aussi le dirigeant du plus puissant cartel de drogue du Mexique, et de fait, la jeune femme va devoir se débarrasser de ses sbires si elle compte l'atteindre. Cette troisième arche narrative fait quelque peu redite par rapport à la précédente. Heureusement, elle se ménage un cliffhanger habile qui laisse augurer du meilleur pour la conclusion. Toujours est-il que le dessin des frères Luna est une nouvelle fois assez médiocre.
    (3/5)

    TECH JACKET (tome 2, éditions Delcourt)
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    scénario : Joe KEATINGE (Glory), Robert KIRKMAN (the Walking Dead) et Aubrey SITTERSON (Worth)
    dessin : Khary RANDOLPH (Charismagic) et E.J. SU (the Transformers)
    genre : science-fiction aux faux airs de X-Or
    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Tech Jacket 7 & 8 et Tech Jacket Digital Edition 1 à 3)

    Tout juste remis d'un combat avec les clones d'Invincible qui ont failli détruire la Terre, Zach Thompson doit affronter Null, un redoutable mercenaire extraterrestre chargé par un mystérieux client de récupérer la Tech Jacket, quel qu'en soit le prix à payer. Robert Kirkman a relancé sa série dans les pages d'Invincible, mais c'est la reprise en mains de la série par Joe Keatinge qui lui apporte un vent de fraîcheur, y compris dans les thématiques abordées. C'est surtout le dessin de Khary Randolph, nerveux et puissant, qui surpasse en tout point ce qui a été fait jusque là par E.J. Su.
    (3/5)

    NEMO : FLEUVE de FANTOMES (éditions Panini)
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    scénario : Alan MOORE (From Hell, Watchmen)
    dessin : Kevin O'NEILL (Marshal Law, Death Race 2020)
    genre : aventures fantastiques mélangeant un nombre de références hallucinant
    édité chez TOP SHELF aux USA (contient Nemo : River of Ghosts OS*)

    Au milieu des années 70, c'est une Jenni Dakar vieillissante qui reprend la mer une dernière fois, afin de se débarrasser une fois pour toute de sa Némésis, Ayesha. Et cette fois-ci, elle a un joker dans sa manche, en la personne du colossal Hugo Hercule. C'est avec beaucoup de fracas, et donc assez peu de finesse, qu'Alan Moore conclut sa mini-série spin-off de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires. Néanmoins prenante de bout en bout, l'histoire est qui plus est, une fois encore dessinée avec brio par Kevin O'Neill.
    (3,5/5)

    * OS : one-shot, ouvrage d'un seul tenant, par opposition à une série ou mini-série
    * TPB : trade paperback, recueil de fascicules ou d'épisodes numériques


  9. C'est pas comme si y avait foule par ici, mais dans le doute,

    Je souhaite encore une fois un bon taf à ceux qui en ont, de bonnes vacances à ceux qui en prennent, un bon chômage à ceux qui le touchent et une bonne galère à ceux pour qui c'est pas le cas (oui, c'est une variation sur un même thème), et quant à moi...

    ...

    ... allez, devinez....

    ...

    ...

    ... mais oui, c'est ça...

    ...

    ...

    CAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAASSOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


  10. Juin, c'est un peu comme mai mais en plus chaud, finalement. Pour éviter la canicule, restez chez vous, enfermez-vous et lisez de bons comics. Justement, j'en ai quelques-une dans ma besace et, une fois encore, c'est Glénat qui s'en tire avec les honneurs. Delcourt reste dans la course, tandis que les autres éditeurs effectuent le service minimum. Eh oh, les gars, c'est pas encore l'été, on aimerait bien que vous fassiez votre job !

    LE COMICS (indé) DU MOIS (de juin)
    PRETTY DEADLY (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Kelly Sue DECONNICK (Captain Marvel, Osborn)
    dessin : Emma RIOS (Hexed, Strange)
    genre : western fantastique qu'il est bon pour lire avec
    édité chez MILKFED CRIMINAL MASTERMINDS, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Pretty Deadly 1 à 5)

    La légende raconte l'histoire de la femme qu'aimait la Mort, et de l'enfant qui naquit de leur union : Deathface Ginny, l'esprit de la vengeance. Une petite fille aux yeux vairons a appelé sans le vouloir Ginny, et se retrouve désormais traquée par la fille de la Mort. Heureusement, la gamine peut compter sur l'aide précieuse d'un vieux cow-boy aveugle...
    Kelly Sue Deconnick et Emma Rios ont souvent travaillé ensemble, notamment pour le compte de Marvel Comics, chez qui elles ont développé la mini-série Osborn par exemple, sur les dérivés de Spider-Island, mais aussi et surtout la série Captain Marvel. Et malheureusement, on ne peut pas parler de franc succès. Serait-ce à dire que malgré leur bonne entente, leur duo ne fonctionne pas ? Pretty Deadly est leur première collaboration sur un titre qui leur est propre, et cette mini-série prouve que oui, Deconnick + Rios = bingo !
    Au premier abord, on peut peut-être penser à East of West lorsqu'on lit Pretty Deadly. Je marque le conditionnel néanmoins, parce que de moi-même, ça ne m'était pas venu à l'esprit. C'est lorsqu'on me l'a dit que j'ai trouvé que ça avait du sens. Des univers délabrés pour des westerns futuristes marqués par une attirance malsaine envers une Mort plus ou moins humanisée, et des personnages larger than life permettent de faire le rapprochement.
    Mais ce n'est bien qu'un rapprochement, une certaine communion d'idées. Ici, les auteures impriment à leur récit une sensibilité forcément féminine, forcément touchante parce qu'aucun homme ne sera jamais capable d'écrire des émotions aussi bien qu'une femme. Et puis il y a de l'abstraction aussi, là où East of West est certes alambiqué par moments, mais finalement très terre-à-terre. Au final, on confine parfois à une certaine forme de poésie.
    Et ce en dépit d'une violence graphique plutôt marquée, Emma Rios se lâchant particulièrement sur les scènes de baston, nombreuses. Donc que les bas du front se rassurent, non, c'est pas gnan-gnan-culcul-fleur-bleue, c'est une vraie histoire de bonshommes, mais avec des femmes et par des femmes. Reste que cette première mini-série s'achève sans que l'on ait obtenu de réponses quant à certains personnages, ce qui pourra en agacer certains.
    (4,5/5)

    DANS LE RESTE DE L'ACTUALITE
    FATALE (tome 5, éditions Delcourt)
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    scénario : Ed BRUBAKER (Criminal, Captain America)
    dessin : Sean PHILLIPS (Wildcats 2.0, Sleeper)
    genre : polar où ce qui à jamais dort n'est à priori pas mort
    édité chez BASEMENT GANG, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Fatale 20 à 24)

    Prenant désormais pleinement conscience de ses pouvoirs et de ce qu'ils impliquent, Joséphine est décidée à contrer les plans de l'évêque Sommerset et de son culte satanique. Pour ce faire, elle va pouvoir compter sur l'aide d'un Nicolas Lash définitivement acquis à sa cause. On est forcément un peu déçu par la conclusion de la série. Non seulement parce que les explications d'Ed Brubaker versent dans le délire mystique de manière assez peu nuancée, mais aussi parce que Sean Phillips s'essaie à un style plus dépouillé par moments, et cela ne fonctionne absolument pas.
    (3/5)

    EXTINCTION PARADE (tome 1, éditions Panini)
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    scénario : Max BROOKS (the Zombie Survival Guide : Recorded Attacks, G.I. Joe : Hearts & Minds)
    dessin : Raulo CACERES (Captain Swing and the Electrical Pirates of Cindery Island, Crossed : Psychopath)
    genre : série catastrophe avec des dents longues
    édité chez AVATAR PRESS aux USA (contient Extinction Parade 1 à 5)

    Lorsque l'épidémie zombie se propage à travers le monde entier, les vampires pensent tout d'abord qu'ils vont pouvoir désormais faire tout ce qu'ils désirent sans avoir à se montrer prudents. Mais ils finissent par comprendre qu'ils sont eux aussi au bord de l'extinction... Grand spécialiste du récit de zombie, Max Brooks distille ici moins d'humour que dans son oeuvre-phare, le Guide de Survie en Territoire Zombie, mais il apporte un angle de vue assez accrocheur. Dessinée avec panache par Raulo Caceres, la mini-série souffre malgré tout d'un rythme bien trop lent.
    (3/5)

    FICTION SQUAD (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Paul JENKINS (the Darkness, Hellblazer)
    dessin : Ramon BACHS (Gen 13, Azrael)
    genre : enquête policière au pays des contes de fée
    édité chez BOOM ! STUDIOS aux USA (contient Fiction Squad 1 & 2)

    Dans la ville de Rimes, l'ordre et la loi sont représentés par l'inspecteur Frankie Mack, un détective raté venu de l'univers de la fiction criminelle. Mais lorsque les personnages de contes sont victimes d'attaques sordides, c'est sur ses épaules que repose l'enquête. Paul Jenkins replonge dans l'univers qu'il a mis en place durant Fairy Quest, et y développe cette fois-ci un bon petit polar plein d'humour et de magie. Une mini-série belle à couper le souffle grâce au dessin cartoony d'un Ramon Bachs n'ayant rien à envier à Humberto Ramos, que Glénat a eu la très mauvaise idée de publier en trois tomes au format franco-belge.
    (4/5) en V.O., (2/5) en V.F. parce que ça coûte bien trop cher

    LETTER 44 (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Charles SOULE (Inhuman, Superman / Wonder Woman)
    dessin : Alberto JIMENEZ ABUQUERQUE (Savage Sword, Elle)
    genre : série d'anticipation où personne ne vous entendra crier
    édité chez ONI PRESS aux USA (contient Letter 44 1 à 6)

    Tout juste investi président des Etats-Unis, Stephen Blades découvre le plus grand secret de la précédente administration : les extraterrestres existent, et ils sont aux portes de la Terre, en train de construire une gigantesque machine dont on ne sait rien... Charles Soule développe une intrigue cohérente impliquant tout aussi bien des thématiques de science-fiction que des ramifications politiques. Le rythme est par contre très lent, et le dessin d'Alberto Albuquerque n'est pas franchement régulier.
    (3/5)

    GHOSTED (tome 3, éditions Delcourt)
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    scénario : Joshua WILLIAMSON (Birthright, Johnny Monster)
    dessin : Davide GIANFELICE (Daredevil : Reborn) et Goran SUDZUKA (Outlaw Nation)
    genre : récit fantastique qui fait peur comme ta soeur
    édité chez SKYBOUND ENTERTAINMENT, un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Ghosted 11 à 15)

    Arrêté par le F.B.I. et contraint de travailler pour les fédéraux, Jackson T. Winters doit découvrir la raison des nombreux cas d'attaques de fantômes répertoriés récemment dans tout New York. Son enquête le mène tout droit à Damian Charon, magicien raté et fils de son ami décédé. Joshua Williamson utilise toujours de grosses ficelles pour tracer les grandes lignes de son histoire, mais cette nouvelle arche narrative se révèle finalement assez plaisante. Au dessin, Goran Sudzuka et Davide Gianfelice, les deux artistes attitrés, se partagent ici l'affiche.
    (3,5/5)

    PATHFINDER (tome 1, éditions Glénat)
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    scénario : Jim ZUBKAVICH (Skullkickers, Street Fighter)
    dessin : Jake BILBAO (Bloodrayne : Tokyo Rogue) et Andrew HUERTA (Jinnrise)
    genre : heroic-fantasy qui sent le déjà vu
    édité chez DYNAMITE ENTERTAINMENT aux USA (contient Pathfinder 1 & 2)

    Aux abords de la petite ville de Sandpoint, une horde de Gobelins s'apprête à attaquer. Une compagnie d'aventuriers se dresse heureusement sur son chemin, mais les créatures ne semblent pas aussi pleutres qu'à leur habitude, et ne prennent pas la fuite... Adaptation du jeu de rôle dérivé de Dungeons & Dragons, cette série d'heroic-fantasy ne bouscule pas les codes du genre. Jim Zubkavich s'y montre moins inventif qu'à son habitude, licence oblige sans doute, et le dessin d'Andrew Huerta est un peu déconcertant. Et puis ça reste aussi ultra cher en VF.
    (2,5/5) en V.O., (0,5/5) en V.F. parce que ça coûte bien trop cher

    SOUTHERN BASTARDS (tome 2, éditions Urban)
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    scénario : Jason AARON (Incredible Hulk, Men of Wrath)
    dessin : Jason LATOUR (Wolverine, Django Unchained)
    genre : rednecks, football américain et souvenirs du passé
    édité chez GOLGONOOZA, Inc., un label d'IMAGE COMICS, aux USA (contient Southern Bastards 5 à 8)

    Aujourd'hui, Euless Boss a montré à toute la ville qui était le patron. Mais il n'en a pas toujours été ainsi : dans sa jeunesse, le futur coach des Runnin' Rebs n'était qu'un adolescent pathétique, objet de mépris de la part de tout le monde, y compris de son père. Petit à petit, Jason Aaron dessine les contours d'un véritable univers miniature, où n'importe quel personnage secondaire peut devenir le centre d'intérêt d'une arche narrative. Celle-ci fait la part belle au passé, et Jason Latour y démontre une nouvelle fois son talent.
    (3,5/5)

    SCOTT PILGRIM (tome 5 couleur, éditions Milady)
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    scénario et dessin : Bryan Lee O'MALLEY (Seconds, Lost at Sea)
    genre : combats contre des robots géants pour le cocu de service
    édité chez ONI PRESS aux USA (contient Scott Pilgrim 5)

    Deux nouveaux ex-petits amis maléfiques de Ramona Flowers font irruption dans la vie de Scott Pilgrim : des jumeaux, dont notre héros se débarrasse sans trop de problèmes. Mais alors qu'il approche de la fin de sa quête improbable, la relation qu'il entretient avec l'étrange jeune femme se déteriore petit à petit... Pour ce cinquième et avant-dernier tome, Bryan O'Malley met un peu de côté l'action et les pitreries, au profit des interrogations de son héros. En résulte un tome délié et à vrai dire un peu ennuyeux, qui représente pourtant un passage obligé afin d'aborder la conclusion de la saga.
    (3/5)


    les SEIGNEURS de la ROUTE : l'ULTIME COURSE à la MORT (éditions Wetta)
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    scénario : Paul H. BIRCH (Stratosfear) et Mel SMITH (Dead Ahead)
    dessin : Manuel MARTINEZ (Creepy Kofy Movie Time Comics, Zombies Vs. Cheerleaders)
    genre : course désoeuvrée dans un futur désoeuvré, par des auteurs désoeuvrés
    édité chez BLUEWATER PRESS aux USA (contient The Final Death Race 1 à 3)

    Frankenstein est devenu président des Provinces-Unies d'Amérique, mais il ne peut empêcher la contestation qui s'empare du pays au bord de la ruine. Il décide alors d'organiser une nouvelle course à la mort, son entourage lui conseillant tout de même de faire participer un clone. Egalement produite par Roger Corman, cette ultime - on l'espère ! - mini-série inspirée par le film culte des années 70 manque de panache. Là où la précédente était réalisée par rien moins que Pat Mills et Kevin O'Neill, celle-ci souffre du manque de talents de ses auteurs.
    (1,5/5)

    PAS LU, PAS PRIS (et pas près de le prendre)
    l'ASCENSION d'AURORA WEST tome 1 (The Rise of Aurora West), paru chez Roaring Book Press aux USA et chez Dargaud en France
    IRL, DANS LA VRAIE VIE (In Real Life), paru chez First Second aux USA et chez Akileos en France
    SAVAGE, paru chez Rebellion en Grande-Bretagne et chez Delcourt en France
    la VENGEANCE d'un ANGE (Hope Falls), paru chez Markosia aux USA et chez Wetta en France

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